Infatigable !

  • Taille du texte
  • Imprimer
  • Envoyer

    Vous pouvez indiquer plusieurs adresses séparées par des virgules.

    Le commentaire peut contenir un maximum de 200 caractères.

    Transfert des données
    Merci:

    Votre message a bien été envoyé!

    Pour envoyer à d'autres amis, cliquez ici

Sylvain Bernier      ... (La Tribune, Yanick Poisson)

Agrandir

Sylvain Bernier

La Tribune, Yanick Poisson

 

Yanick Poisson
La Tribune

(KINGSEY FALLS) Pendant que le commun des mortels a mal aux pieds uniquement à l'idée de courir 25 kilomètres, Sylvain Bernier s'adonne à des ultramarathons, des épreuves qui l'amènent à cavaler pendant 24, 48 et même 144 heures.

Le Kingseyfallois se considère comme un excessif de nature. Il est d'abord tombé dans l'alcool, puis dans la bonne bouffe, avant de finalement se passionner pour un sport qui l'amène à défier les limites de son corps.

 

Bernier a commencé à user ses semelles en 2003. Après avoir connu de bonnes années qui lui ont même permis de représenter le pays aux Championnats du monde sur la distance de 24 heures, il a connu une période creuse au cours de la saison 2008. Juste au moment où il envisageait tout abandonner, l'ultramarathonien a connu sa meilleure saison en carrière.

Après un début d'année difficile marqué par un abandon lors du Championnat du monde des 24 heures qui a eu lieu en Italie, en mai dernier, Bernier a rebondi de belle façon en prenant le deuxième rang de l'épreuve de 24 heures Michel-Gouin de Drummondville grâce à un impressionnant score de 172 kilomètres sous la pluie et les forts vents.

En juin, Bernier a participé à la prestigieuse course des six jours d'Antibes. Une compétition au cours de laquelle il a parcouru un total de 571 kilomètres, bon pour une 44e position mondiale et une 7e position dans le groupe d'âge des 40-44 ans.

Pour ce faire, il a dû pousser la machine à la limite sous une chaleur accablante. Il a notamment couru avec des ampoules à huit de ses dix orteils, ce qui a nécessité des injections. «J'ai souffert. Moi qui déteste les piqûres, on devait m'injecter des médicaments pour mes ampoules. C'était atroce, j'ai dû regarder les autres courir pour les dernières heures», a raconté le coureur.

Douleur intense

Cette expérience de douleur intense a toutefois été bénéfique puisque le spécialiste des longues distances a terminé sa saison en beauté en fracassant le record canadien des 40-44 ans pour une épreuve de 48 heures. Sylvain Bernier a éclipsé la marque de Rolly Portelance en parcourant 304 kilomètres, soit 27 de plus que son prédécesseur. Le record datait de 1986. Ce score lui a confère le 30e rang mondial pour 2009, ainsi quel a meilleure performance en Amérique du Nord, en plus de lui permettre de mettre la main sur le championnat canadien pour la distance de 48 heures.

Le quadragénaire entrevoit 2010 avec beaucoup d'optimisme. Après sa traditionnelle exhibition de 24 heures organisée sur les tapis roulants de l'aréna de Kingsey Falls afin d'amasser des sous et de faire passer les surplus de poids accumulés pendant les fêtes, il participera à une course de 24 heures en France au mois de mai.

Il prendra ensuite part à une courte épreuve de 12 heures à Drummondville en septembre, puis il tentera de battre sa marque sur 48 heures en s'approchant de l'objectif de 340 kilomètres nécessaire afin de se qualifier pour la prestigieuse épreuve de Surgères en France qui invite, chaque année, les 12 meilleurs hommes et 12 meilleures femmes au monde.

 

publicité

publicité

la liste:246:liste;la boite:267:box

Aujourd'hui sur Lapresse.ca

Précédent

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

Les plus populaires sur Auto

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

image title
Fermer