Dans le volumineux document, la Commission fait état de la démarche qui l'amène à conclure que la demande soumise et ses amendements constituent un projet acceptable du point de vue de l'environnement. La publication de ce rapport favorable n'a pas manqué de réjouir les représentants d'Éoliennes de l'Érable, l'entreprise promotrice.
«Nous sommes heureux de voir que nos efforts pour développer le projet le plus intégré possible au milieu ont été reconnus», a indiqué le porte-parole Simon-Jean Yelle.
Le rapport de la CPTAQ mentionne entre autres que les promoteurs ont su trouver le moyen de localiser les sites d'éoliennes à l'extérieur des terres de bons potentiels agricoles, des terres cultivées et des érablières. De façon générale, la CPTAQ apprécie les efforts déployés par le promoteur pour limiter les effets sur la ressource agricole et acéricole tant pour l'implantation que l'exploitation des éoliennes ainsi que des usages connexes et des accessoires.
«Maintenant, nous sommes impatients d'obtenir l'aval du gouvernement du Québec pour entreprendre la construction du parc et d'être en mesure de livrer nos premiers kilowatts à Hydro-Québec», a conclu M. Yelle.
Le Regroupement pour le développement durable des Appalaches (RDDA
s'est évidemment dit déçu de la décision de la CPTAQ et il compte la contester en présentant une requête devant le Tribunal administratif du Québec. Selon le vice-président du RDDA, Michel Vachon, la Commission est difficile à suivre dans ces recommandations et a erré, notamment en ne tenant pas compte des prévisions budgétaires avancées par son organisme.
Selon ces chiffres, qui n'ont pas été contestés par le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement, le projet coûtera 20 millions $ par années aux contribuables québécois compte tenu du prix d'achat trop élevé de l'électricité provenant des éoliennes dans l'Érable.









