On voudrait ainsi brasser pommier à cette industrie parallèle et illégale qui fait grand tort particulièrement aux jeunes qui consomment des cigarettes de contrebande et en font le commerce, avertit l'Association canadienne des dépanneurs en alimentation (ACDA).
La caravane de l'ACDA était à Sherbrooke, vendredi, dans le cadre d'une tournée québécoise. Son vice-président, Michel Gadbois, s'est arrêté à la Tabagie King. Son propriétaire Pierre Audet a souligné le mal que peut provoquer la contrebande pour un commerce comme le mien. «J'ai dû un employé mettre à pied», déplore-t-il.
«Jean Charest veut faire de l'économique sa priorité. La vente de cigarettes légales dans un commerce comme le mien, c'est de l'économie ça. Si on ne fait rien, d'autres dépanneurs vont fermer. D'autres coupures de postes vont avoir lieu.»
Les pertes pour un commerce comme le sien peuvent avoisiner les 100 000 $ par année en raison des baisses des ventes des cigarettes. Le prix de la cartouche de contrebande se vend sur le marché noir environ 10 $ tandis que celui en vente légale est de 75 $, explique M. Gadbois.
L'ACDA est fière de l'appui offert par le Parti québécois (PQ) et l'Action démocratique du Québec (ADQ) dans ce dossier. Les deux partis demandent la tenue d'une commission parlementaire où tous les intervenants pourraient être entendus et qui permettrait de dégager des pistes de solution.











