Des flammèches autour du CHUS

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Des flammèches autour du CHUS

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Le Dr Réjean Hébert lors du face-à-face l'opposant à son adversaire libérale dans Saint-François, Monique Gagnon-Tremblay.

Imacom, Maxime Picard

Gilles Fisette
La Tribune

(Sherbrooke) D'importants projets du Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke (CHUS) sont bloqués à cause de Québec et cela a des conséquences désastreuses, dont la menace de départ de cardiologues.

L'affaire a été soulevée par le Dr Réjean Hébert lors du face-à-face l'opposant à son adversaire libérale dans Saint-François, Monique Gagnon-Tremblay.

Il était alors question de ces dossiers dont les annonces retardent en région lorsque le candidat péquiste et doyen de la faculté de Médecine a lancé que l'absence de décision du gouvernement en ce qui concerne la salle d'électrophysiologie avait pour conséquence que des cardiologues menacent maintenant de quitter la région.

L'annonce de la subvention se fera dès le lendemain des élections a riposté Mme Gagnon-Tremblay.

«Ça fait un an qu'on attend une décision. C'est un investissement de 3,5 millions $ qui est critique pour le rôle qu'on doit jouer dans le RUIS (Réseau universitaire intégré de santé). Pourquoi n'avoir rien décidé au cours de la dernière année?», lui a demandé le Dr Hébert.

Les échanges ont alors grimpé d'intensité entre les deux candidats au poste de député de Saint-François.

«D'ailleurs, vous n'êtes jamais venu à mon bureau pour me dire que ce n'était pas réglé», a dit Mme Gagnon-Tremblay.

«Oui, madame, les gens du CHUS sont allés vous le dire», a répondu le Dr Hébert.

«Quand je suis allé annoncer la première phase du Centre Femme Jeunesse Famille, vous n'étiez pas là. Vous auriez pu m'avertir mais vous n'étiez pas là», lui a reproché Mme Gagnon-Tremblay.

«Vous n'aimez pas ça, madame, quand je suis là. Je vous embarrasse», a-t-il laissé tomber.

«On a bloqué l'agrandissement du Centre de recherche clinique, en refusant qu'on présente notre demande pour laisser la place aux demandes de McGill et de l'Université de Montréal. On a laissé passer cette chance-là», lui a également opposé le Dr Hébert.

À Mme Gagnon-Tremblay qui faisait un lien avec les retards dans le dossier du Centre de recherche avancée en technologie (CURATE; un projet de 53 millions $ et l'absence de ministre fédéral dans la région, il a attaqué.

«Vous nous avez dit que tant qu'on n'occuperait pas tout l'éléphant bleu (le Centre de développement des biotechnologies), vous ne débloqueriez pas ce dossier-là», a déclaré le Dr Hébert en rappelant que les loyers sont beaucoup trop élevés dans le CDB, forçant des entreprises à lui tourner le dos et à s'installer plutôt au centre-ville.

«J'ai amené Génome Québec. Qui pensez-vous a amené Génome Québec dans ce centre-là?», a demandé la députée sortante.

«Il fallait bien qu'on ait notre part de Génome Québec. Ils ont tellement investi à McGill, à Laval et à Montréal», a immédiatement répondu le Dr Hébert.

Au sujet du CDB, Mme Gagnon-Tremblay a expliqué que le gouvernement est intéressé à aider l'université à acquérir l'immeuble. Mais, a-t-elle expliqué, le gouvernement du Québec veut offrir la valeur marchande afin d'acquérir de Solim, le bras immobiliser du Fonds de solidarité du Québec, l'édifice qui abrite Biomed. Il a même payé pour deux évaluations distinctes de l'édifice afin d'établir cette valeur marchande. Mais, jamais, il n'ira dans les fourchettes de prix qu'en exige Solim, présentement: une somme allant de 15 à 16 millions de dollars, a-t-elle révélé.

«On a fait plusieurs tentatives auprès de SOLIM... Actuellement, on travaille pour que Biomed poursuive sa mission de recrutement d'entreprises, en collaboration avec les structures de la Ville de Sherbrooke... Pour la bâtisse, ce n'est pas au point mort, mais il y a une offre qui a été faite, et encore faut-il que Solim soit raisonnable», a-t-elle conclu.

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