Dans le cadre de l'expédition «Tour d'Afrique», la cycliste pédalera donc du Caire, en Égypte, à Le Cap, en Afrique du Sud, aux côtés d'une cinquantaine d'autres maniaques de vélo. Un périple qui leur fera voir 10 pays (l'Égypte, le Soudan, l'Éthiopie, le Kenya, la Tanzanie, la Zambie, le Malawi, le Botswana, la Namibie et l'Afrique du Sud) et qui leur fera travailler les mollets pendant au moins 98 jours. Le programme, qui se déroulera du 10 janvier au 9 mai, prévoit 22 journées consacrées au repos ou à des visites.
Congé à combler
«J'avais un congé différé à combler; j'arrivais d'un voyage en vélo en ex-Yougoslavie, j'avais la forme physique. Toutes les conditions étaient réunies pour que je fasse ce tour-là», raconte celle qui a entendu parler du Tour d'Afrique dans la revue Géo Plein Air.
La marge s'avère tout de même grande avec les voyages réalisés: la distance des trajets effectués jusqu'ici varient entre plus de 1000 km et 2200 km. L'enseignante en éducation physique a déjà l'habitude de voyager très léger. Cette fois, elle a dû expédier là-bas une kyrielle de pièces de rechange, question de ne pas se retrouver quelque part en Éthiopie avec une pièce brisée!
Le ski, le vélo, la randonnée... Isabelle Roy n'a pas un gramme de sédentarité en elle. Chaque matin, elle se rend à pied à l'école primaire où elle travaille. En prévision de son voyage, elle s'est aussi entraînée au mont Orford.
«Je pense que ce qui va être le plus dur, ça va être au niveau mental. Le ''jour après jour'', la chaleur, les petits bobos, les petits inconforts, le ''pas de douche'' tous les soirs... J'imagine qu'on va attraper toutes sortes de petits maux.»
Camping et hôtels
Les cyclistes seront hébergés en camping ou dans des hôtels, selon où ils se trouveront. Elle s'attend aussi à pédaler par des températures de 40 degrés... La grande bourlingueuse connaît aussi les imprévus. En Serbie, cet été, elle s'est retrouvée à quelques pas d'une manifestation lors de l'arrestation du présumé criminel de guerre Radovan Karadzic, elle était en Colombie lorsque le numéro deux des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) a été tué, et à Cuba lorsque Fidel Castro est tombé malade...
La jeune femme souligne que cette participation est jumelée à une bonne cause, soit celle de la Fondation du Tour d'Afrique. L'argent amassé permet d'acheter des vélos pour différentes organisations, dont plusieurs sont liées au domaine de la santé. Ces dons permettent d'améliorer l'accès aux soins de santé, que ce soit pour desservir des populations éloignées ou encore pour faire la livraison de médicaments. Dans certains cas, le nombre de kilomètres desservi grâce à l'utilisation d'une bicyclette peut passer de 15 à 90 km, et le nombre de patients peut passer de 100 à 800.
«Avec l'organisation, il y a une gestion des déchets qui est faite pour laisser le moins de traces possibles», souligne Isabelle Roy.
Par l'intermédiaire d'un collègue, l'enseignante restera en contact avec ses élèves, qui pourront suivre son parcours tracé sur une carte du continent africain. «Je vais faire le parallèle avec la persévérance», souligne-t-elle. On pourra aussi suivre les aventures d'Isabelle Roy, de temps à autre, sur le blogue de notre collègue Sonia Bolduc sur www.cyberpresse.ca/la-tribune/.












