Cette combinaison s'avère plus efficace que de faire uniquement de l'activité physique, démontrent les résultats préliminaires d'une recherche menée par des chercheurs de l'Université de Sherbrooke et du Centre de recherche sur le vieillissement. On sait que la graisse abdominale s'avère particulièrement néfaste pour la santé du coeur. Cette découverte pourrait donc avoir un impact important sur la santé des femmes, puisqu'elles présentent des risques de maladies cardiovasculaires après la ménopause.
«On est porté à croire que les hommes présentent plus de risques de maladies cardiovasculaires que les femmes. C'est vrai avant la ménopause, explique Isabelle Dionne, professeure à la faculté d'éducation physique et sportive de l'UdeS. Après, la tendance s'inverse. Ce sont les femmes qui présentent davantage de risques comparativement aux hommes du même âge.»
Le projet de recherche a commencé en 2004 par une année d'expérimentation auprès de 50 femmes ménopausées. Au cours des six premiers mois, la moitié d'entre elles ont pris un placebo et les autres, des isoflavones de soya.
«Les isoflavones font partie des phytoestrogènes, c'est-à-dire des oestrogènes d'origine végétale. Une fois absorbées par l'intestin, les isoflavones libèrent une substance qui agit comme les estrogènes», peut-on lire dans un communiqué. Les phytoestrogènes sont quant à elle considérées comme des hormones naturelles, puisqu'il ne s'agit pas d'hormones dans le sens médical du terme, note Mme Dionne. En combinaison avec l'exercice physique, il s'agit d'une alternative à l'hormonothérapie.
Pendant la deuxième partie de l'étude, le groupe prenant des isoflavones a aussi suivi un programme d'exercices à raison de trois séances par semaine. Les participantes ont fait l'objet d'une série de tests. «Nos analyses ont amené deux conclusions. La combinaison d'exercices et d'isoflavones agit d'une part sur une hormone appelée ''sex-hormone binding globuline'' (SHBG) qui elle, est liée aux risques de maladies cardiovasculaires. D'autre part, cette combinaison est associée à la perte de graisse abdominale», indique-t-elle.












