Le duo Langlois-Rozon prêt à joindre la lutte au décrochage

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Le duo Langlois-Rozon prêt à joindre la lutte au décrochage

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Lloyd Langlois a offert une solide prestation devant les jeunes du Séminaire Salésien.

Imacom, Frédéric Côté

François Gougeon
La Tribune

(SHERBROOKE) La ministre de l'Éducation, Michelle Courchesne, a peut-être du côté de l'Estrie un modèle d'inspiration dans sa lutte au décrochage scolaire: le tandem Jean-Marc Rozon et Lloyd Langlois.

Du moins, les deux vétérans bardés de médailles en ski acrobatique ont été une source de motivation pour les élèves du Séminaire Salésien, chez qui ils inauguraient mardi leur série de conférences-spectacles, dans le cadre de la Semaine du mieux-vivre à cet endroit.

 

Par leurs prouesses casse-cou sur les planches, commentées et visionnées, de même qu'une démonstration convaincante sur trampoline, les athlètes voulaient montrer l'importance d'aller au bout de son rêve.

«Dans la vie, que ce soit avec les sports, dans la famille ou à l'école, il arrive des moments difficiles. Mais il ne faut pas lâcher... À la suite d'un grave accident dans une démonstration à Toronto, où je m'étais fracturé trois vertèbres, j'ai pensé tout abandonner. Mais je m'y suis remis et à la compétition suivante, au Mont Gabriel, je l'ai gagné cette coupe du monde», a relaté Rozon, sous les applaudissements nourris des jeunes de première à cinquième secondaire.

Langlois a aussi connu une période d'échecs malgré la rigueur de l'entraînement, se retrouvant une fois en 15e position pour un saut triple arrière. Qu'à cela ne tienne, en revenant pour la voltige suivante, il décide de pousser sa machine au bout et d'y aller d'un audacieux saut à quatre vrilles. Et c'est le succès d'une première place.

Tout cela pour dire qu'avec détermination, effort et discipline, il est possible d'atteindre ses buts dans la vie. «Même quand il arrive des épreuves, il ne faut pas lâcher car c'est alors passer à côté de quelque chose qu'on aime le plus au monde», a signalé Jean-Marc Rozon.

Cela est d'autant plus important pour l'école, qui est à la base de tout, ont-ils rappelé. Si Rozon a pu compléter un diplôme d'études collégiales, Langlois avoue qu'il aurait aimé aller plus loin, jusqu'à l'université. «Mon entraînement et les compétitions me prenaient 11 mois par année. Malheureusement, il n'y avait pas de programme sports-études dans mon temps... Persévérer à l'école, c'est très important. C'est le message que je vous adresse», a-t-il confié.

Si le Salésien est le premier endroit de leur tournée de motivation, leur coach, Jean-Marc Donahue, a confié qu'il y a des négociations ailleurs, comme du côté de la Rive-sud de Montréal. Éventuellement, on compte même cogner à la porte du gouvernement pour montrer l'importance d'une telle séance de motivation auprès des jeunes. Le Québec est malheureusement en seconde place canadienne sur le podium du décrochage scolaire.

 

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