Rigolothérapie, homéopathie et autres «alternatives»

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Rigolothérapie, homéopathie et autres «alternatives»

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Une centaine de futurs médecins se sont rassemblés sur le campus de la santé de l'Université de Sherbrooke, samedi, pour élargir leurs horizons au sujet de la médecine alternative.

Imacom, Jocelyn Riendeau

Jonathan Custeau
La Tribune

(SHERBROOKE) Le jour où à un malaise correspondait une prescription spécifique, sans autres détours ou possibilités de traitements, semble véritablement révolu. Loin de croire que la médecine traditionnelle peut à elle seule régler tous les maux, les nouvelles générations d'intervenants du milieu de la santé s'ouvrent de plus en plus aux médecines alternatives et complémentaires.

D'ailleurs, les étudiants de la faculté de médecine et des sciences de la santé de l'Université de Sherbrooke tenaient ce week-end leur cinquième congrès d'information (CIMAC) sur le sujet. «L'événement a été créé il y a cinq ans par un étudiant de première année. Il voulait être bien informé avant de décider s'il était pour ou contre ce genre d'approche. On sent d'ailleurs qu'il y a de plus en plus d'intérêt des nouvelles cohortes», explique Audrey Gagnon-McMahon, coprésidente du CIMAC.

 

En tout, ils sont une centaine à s'être pointés, samedi, pour assister à une conférence, une table ronde ou des ateliers. «Il faut avoir un regard assez critique sur la médecine alternative, mais il faut aussi considérer qu'on peut traiter la santé en dehors de la médecine traditionnelle. Parmi les professionnels qui offrent des ateliers, nous avons entre autres une hypnothérapeute, en plus d'une orthothérapeute qui utilise des aimants. Personnellement, je veux voir comment je peux l'intégrer à ma pratique plus tard.»

Il était donc possible d'entrevoir les possibilités qu'offrent l'acupuncture, la naturopathie ou le travail des sages-femmes. Parmi les découvertes proposées, Carole Miville dévoilait les secrets de la rigolothérapie.

«Il s'agit de prendre conscience que le rire est quelque chose de physique, qu'il a un impact direct sur la sécrétion d'endorphine. Il faut aussi établir le lien entre les pensées et les émotions, comprendre comment développer son propre «docteur clown» de l'intérieur, pour que le patient soit plus détendu, donc plus réceptif aux soins.»

Artiste, Mme Miville a acquis beaucoup d'expérience en mettant son talent au profit du monde de la santé. «J'ai vu des miracles se produire, des choses débloquer grâce à l'art en milieu hospitalier.»

Dans un autre atelier, des kinésiologues-kinésithérapeutes expliquaient les avantages de leur pratique. «Nous traitons les pathologies chroniques, les douleurs aux articulations à l'aide de massages, d'étirements et de mobilisations passives. En changeant leurs habitudes de vie, les patients peuvent regagner un certain confort», indique Renée Charest.

Dr Serge Thérien, pédiatre, Dr Jean-Marie Moutquin, chef du département de gynécologie-obstétrique du CHUS, Huguette Boilard, sage-femme, et Sylvie Laroche, kinésiologue, ont tous partagé leur expertise avec les étudiants présents à titre de conférenciers invités. Le thème du congrès était «De la grossesse à l'adolescence».

 

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