Bishop's forcée de verser 500 000 $ à l'ancien principal Poupart

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Bishop\'s forcée de verser 500 000 $ à l\'ancien principal Poupart

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Robert Poupart

Archives La Tribune

Isabelle Pion
La Tribune

(SHERBROOKE) Le départ précipité de l'ex-principal de l'Université Bishop's Robert Poupart force l'institution à lui verser environ 500 000 $.

S'il est vrai que la somme peut paraître énorme aux yeux de plusieurs, l'université n'avait d'autre choix que de respecter le contrat qui la liait à Robert Poupart, soutient le président de la corporation de Bishop's, Robert Gordon.

Le contrat signé au moment de l'arrivée de M. Poupart prévoyait une indemnité de 12 mois de salaire pour divers motifs, notamment en cas de séparation. Cette somme s'ajoute à celle prévue pour les 19 mois qui restaient au contrat de M. Poupart, qui s'est fait montrer la porte en novembre 2007 par la direction de l'établissement.

 

L'ex-principal et vice-chancelier avait commencé son mandat d'une durée de cinq ans en juillet 2004. Il devait se terminer en juin 2009. Le document qui liait les deux parties indiquait également que durant la période d'indemnités de 12 mois, l'institution devait maintenir ses contributions pour le fonds de pension, les assurances et d'autres allocations.

Le contrat de Robert Poupart prévoyait un salaire de 170 000 $. Sa rémunération a toutefois été revue à la hausse, comme le prévoyait les conditions du contrat, en fonction d'une échelle salariale prévue au sein de l'institution. Au moment de son départ, M. Poupart gagnait environ 180 000 $. Joint par La Tribune, ce dernier n'a pas voulu commenter.

«La loi n'en a rien à faire que Bishop's soit cassée: la ligne directrice, c'est que nous devions respecter le contrat», lance Robert Gordon en soulignant que Robert Poupart avait de bons avocats. Une entente confidentielle est survenue après plusieurs mois de négociations. Bishop's doit toujours composer avec une situation financière très précaire: selon les états financiers non vérifiés de juin 2008, le déficit accumulé se chiffre à quelque 7,8 millions de dollars.

N'est-ce pas cher payé pour se départir de son dirigeant? Aux yeux du président de la corporation, il s'agit tout de même de la bonne décision. «C'est clair dans mon optique qu'on en avait fini avec M. Poupart», commente-t-il.

Après un été 2007 marqué par les conflits de travail, Bishop's a connu un automne tumultueux: le conseil de faculté de l'institution avait notamment réclamé la tête de son principal. Robert Poupart n'en était pas à son premier vote de non-confiance. Il a été remplacé par intérim par Jonathan Rittenhouse, puis par l'actuel principal Michael Goldbloom.

Cette affaire a été ébruitée par le journal étudiant The Campus. L'éditeur en chef Fraser Lockerbie, qui signe l'article «The Half Million Dollar Man» avec Ronan O'Beirne et Matthew Hamilton, dit espérer que toute cette histoire aura un impact sur la façon d'administrer les affaires à Bishop's.

«Payer un demi-million de dollars, pour une institution en difficultés financières, c'est beaucoup d'argent», observe Fraser Lockerbie.

 

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