«C'est une bonne nouvelle. Je suis très, très content», affirme le porte-parole des résidants de la rue Bouchette, Alain de Lafontaine. «On a travaillé très fort auprès des élus de notre arrondissement. Ce n'est pas la première fois que ce dossier revient et ce serait une bonne chose qu'on n'ait pas à recommencer dans trois ou quatre ans...
«Ça représente une minute et demie de détour pour ceux qui demandent la réouverture, tandis que pour nous, c'est notre qualité de vie et notre sécurité qui sont en jeu», rappelle M. de Lafontaine.
La Tribune révélait jeudi que, après avoir analysé la situation, les fonctionnaires municipaux recommandent «fortement» aux élus de ne pas rouvrir la rue Bouchette et leur suggèrent «que le dossier soit clos définitivement», afin de ne pas transformer une rue résidentielle en rue de transit reliant la rue Prospect au boulevard de Portland.
Les membres du conseil municipal entérineront leur décision après avoir présenté l'étude d'impact aux citoyens concernés, vraisemblablement en mars.
Depuis 1987, la rue Bouchette se rétrécit à une seule voie sur moins d'une dizaine de mètres à l'intersection de la rue Prospect, ce qui empêche les automobilistes en provenance de Prospect d'emprunter cette rue résidentielle. Ces automobilistes doivent se rabattre sur les boulevards Jacques-Cartier ou Lionel-Groulx, ce qui représente un détour d'un ou deux kilomètres pour se rendre dans le secteur des Promenades King.
Pour la cinquantaine de résidants de la rue Bouchette, une réouverture «aurait été réellement incommodante», d'autant plus que le développement domiciliaire ne semble pas terminé aux Terrasses du golf, affirme l'épouse de feu l'ex-maire Jacques O'Bready, Pierrette Marquis O'Bready, qui habite la rue en question.
«Je comprends très bien que certaines personnes soient mécontentes, mais, pour notre part, nous sommes bien contents du statu quo, indique-t-elle. J'espère que ce dossier sera maintenant réglé une fois pour toutes.»
«Ça aurait été insoutenable d'avoir du transit devant ma maison. Je suis très satisfait», a par ailleurs fait valoir David Martel, dont la résidence est située à l'endroit même où la rue se rétrécit à une seule voie, à l'intersection de la rue Prospect. «Je veux attendre la décision finale avant de me réjouir», précise-t-il.
Étude «biaisée»
De leur côté, les citoyens qui exigent la réouverture jugent que l'étude des fonctionnaires est «totalement biaisée» et ne tient aucunement compte de leurs arguments. Ils déplorent que les élus aient déjà pris une décision derrière des portes closes et promettent de poursuivre leur bataille.
Le porte-parole Tom Cameron se demande pourquoi la Ville ne rouvre pas la rue Bouchette pendant un an ou deux, afin de mesurer l'impact de cette mesure. Il propose aussi d'installer des dos d'âne sur la rue Bouchette de façon à restreindre les excès de vitesse sur cette rue en ligne droite.











