«Tout s'est déroulé tellement rapidement que je n'ai pas été assez vite pour photographier le premier!» se rappelle Sébastien en riant.
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L'histoire d'amour entre ces deux Sherbrookois vivant aux Bermudes est tout sauf banale, peut-on lire dans la livraison de La Nouvelle de cette semaine.
Après quelques mois de fréquentation, en janvier 2005, le nouvel amoureux quitte Sherbrooke pour l'archipel des Bermudes, où l'attend un boulot. Incapable d'être éloignée plus longtemps de l'élu de son coeur, Annie le rejoindra par après.
L'idée de fonder une famille prend forme. Après plusieurs mois d'essais infructueux, la Sherbrookoise de 33 ans entreprend un traitement destiné à stimuler l'ovulation en utilisant le médicament Clomid.
«Dès que j'ai su que j'étais enceinte, je suis allée voir mon médecin. Elle m'a fait tout de suite une échographie. Rapidement, elle a enlevé la sonde de mon ventre et en riant, elle m'a demandé si j'avais déjà pensé à avoir des jumeaux.»
Mais ce n'était pas deux bébés Bachand-Huot qui se cachaient dans le bedon, mais bien trois! «Nous savions qu'avec le Clomid il y avait des chances d'avoir des jumeaux (moins de 5% des grossesses). Pour les triplés, les risques étaient de moins de 1 pour cent», spécifie la nouvelle maman.
Mais aux Bermudes, on ne dispose pas d'installations nécessaires pour mettre au monde des prématurés. «Nous devions choisir un endroit pour accoucher. Nous sommes tous les deux Sherbrookois alors, c'était clair que nous voulions venir ici», ajoute-t-elle.
C'est ainsi qu'a débuté une série d'allers-retours entre les îles de l'océan Atlantique et le Québec afin que la future maman puisse subir des examens.
À la naissance, Oléna pesait 3,4 livres, Audrey 2,5 et Alex, le gaillard des trois faisait osciller la balance à 3,7 livres. Précisons que le couple n'était plus éligible à l'assurance-maladie du Québec, ayant été à l'extérieur du pays plus de six mois. C'est la compagnie d'assurance privée qui a acquitté la facture.
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Les triplés Bachand-Huot auront passé sept semaines à la néonatalogie du CHUS. Depuis leur sortie de l'hôpital, la semaine dernière, les journées d'Annie et de Sébastien sont grandement occupées entre les changements de couches, la lessive, les boires, les séances de tirage de lait, les nuits entrecoupées de pleurs...
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