Le chercheur Hans Knecht et ses collaborateurs ont en effet réussi à comprendre le fonctionnement des cellules responsables de ce cancer du système lympathique, permettant ainsi de répondre à une question que se posent les scientifiques depuis une centaine d'années.
Les chances de survie à la maladie de Hodgkin sont d'environ 85 %. Cependant, 12 à 15 % des malades, particulièrement des jeunes, réagissent mal aux traitements de chimiothérapie.
«Si nous voulons avoir du succès dans le traitement, nous devons d'abord comprendre ce qui rend malade et c'est ce que nous sommes en train de faire», résume M. Knecht, professeur titulaire au service d'hématologie de la faculté de médecine et des sciences de la santé.
Avant cette découverte, les chercheurs savaient que la cellule Reed-Sternberg est à l'origine de la maladie de Hodgkin. Selon Hans Knecht, qui est aussi hémato-oncologue au Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke (CHUS), lui et son équipe ont été en mesure de démontrer comment cette cellule est formée et comment se déroule son processus de division.
«Ses recherches démontrent le rôle important des télomères, les extrémités des chromosomes, dans le développement et la mort de la cellule Reed-Sternberg», peut-on lire dans un communiqué émis par l'UdeS. Des équipes planchent actuellement pour produire un traitement qui pourrait agir sur les télomères et ainsi aider la minorité des gens qui succombent à la maladie. «Il pourrait donc y avoir de nouvelles avenues de traitement d'ici 5 à 10 ans.»










