Dans un communiqué de presse émis mardi, le président de la Chambre de commerce de Fleurimont, Michel Tessier, réitère la volonté d'autonomie de l'organisme et nie toute négociation en vue d'une fusion.
«Nous reconfirmons notre position en rassurant nos membres qu'aucune discussion de regroupement avec d'autres chambres ne plane et si des rumeurs ont existé, celles-ci n'étaient absolument pas partagées par le conseil d'administration de notre chambre», écrit-il.
M. Tessier réagissait à un récent article paru dans La Tribune, où le président de la Chambre de commerce de Sherbrooke, Éric Bergeron, affirmait qu'une demande officielle de regroupement avait été formulée et que les deux exécutifs s'étaient rencontrés en février en vue de collaborer davantage et de favoriser un éventuelle fusion.
En entrevue, Michel Tessier reconnaît que la Chambre de commerce de Fleurimont a reçu une lettre en décembre dernier «tentant de favoriser un regroupement éventuel et, par la suite, les deux exécutifs se sont rencontrés, mais c'était pour voir si on pouvait travailler ensemble sur certains dossiers, comme les Jeux du Canada».
»Notre propre mission»
«J'ai été surpris de la tenue de ses propos. Évidemment, nos gens sont inquiets parce que ce n'est pas le mandat, alors je veux remettre les pendules à l'heure», ajoute-t-il.
«La Chambre de commerce de Sherbrooke aimerait bien qu'il y ait un regroupement, mais nous avons notre propre mission: amener de la richesse dans l'Est; nous sommes une chambre de proximité», fait valoir M. Tessier.
La Chambre de commerce de Fleurimont a 10 ans d'existence et compte 350 membres.
De son côté, le président de la Chambre de commerce de Sherbrooke dit favoriser un regroupement, «mais on ne veut pas fusionner pour fusionner».
«Est-ce que moi j'ai un souhait? Oui, mais j'ai surtout le goût de bien servir les membres», déclare Éric Bergeron.
«Oui, on s'est rencontré, il (M. Tessier
ne peut le nier et, de la façon dont il s'exprime, il ne le nie pas. Sauf que dans sa tête il se demande «pourquoi es-tu allé dire qu'on veut fusionner?» «On se rassemble pour faire des activités ensemble», explique Éric Bergeron.
Centre de foires
D'autre part, la Chambre de commerce de Fleurimont se dit elle aussi satisfaite du processus de sélection de l'emplacement du futur Centre de foires, à la suite d'une rencontre avec la Ville de Sherbrooke.
«Nous voulions être certain de partir d'égal à égal par rapport au Plateau Saint-Joseph; au départ on pensait que c'était «canné» d'avance, mais finalement on est heureux que la Ville ait repris les guides», livre Michel Tessier.












