« Le programme de médecine de famille existe ici depuis 1975 et même si on réalise déjà une très bonne attraction d'étudiants, on met tout en place pour faire encore mieux», a émis en substance lundi le doyen de la Faculté de médecine et des sciences de la santé (FMSS) de Sherbrooke, le Dr Réjean Hébert, signalant que les stagiaires sont passés de 56 à 82 postes en trois ans.
Actuellement, environ 40 pour cent des résidents s'orientent en médecine de famille après leurs quatre premières années de tronc commun et l'objectif c'est d'atteindre 50 pour cent.
Autrement dit, faire en sorte que des 204 étudiants en médecine admis l'automne dernier à Sherbrooke et dans les satellites de Moncton et de Saguenay, 102 d'entre eux se spécialisent en médecine de famille en 2012. «Et on va y arriver», a donné avec assurance le Dr Hébert, lui-même issu de la médecine de famille avant de se spécialiser dans une branche très proche, la gériatrie.
C'est donc dans cet esprit que les autorités de la FMSS ont présenté récemment aux ministères de l'Éducation et de la Santé un plan d'action pour rendre encore plus attrayante la formation en médecine de famille. Les nombreux moyens d'y arriver portent aussi bien sur la capacité d'accueil des étudiants, la viabilité des milieux de stages, la collaboration interprofessionnelle, le renforcement de l'identité disciplinaire de la médecine de famille ou encore en combattant le dénigrement, en évitant la coercition et ainsi de suite.
ais au-delà de ces éléments, c'est de faire voir à quel point la médecine de famille est une «discipline extraordinaire au coeur de notre système de santé», émet avec une passion bien sentie la professeure et docteure Marie Giroux. «Le médecin de famille c'est le chef d'orchestre de toute l'organisation des soins autour d'une personne, c'est le spécialiste de toute la personne, celui qui va s'occuper de la prise en charge de son patient à long terme», a aussi confié la directrice du département de médecine de famille de la FMSS.
Pour elle, le plan d'action est de l'ordre d'un changement de culture et s'il vise à faciliter la vie des étudiants, pas question de rogner sur la rigueur de la formation.
Sans discréditer le médecin spécialiste habituellement plus tourné vers la technologie, le résident Raphaël Paris a témoigné avoir fait siennes les «valeurs à visage profondément humain» inculquées en médecine de famille.











