L'équipement servira à des fins pédagogiques pour le programme de génie électrique et fait partie d'un projet d'économie d'énergie d'environ 3,2 millions $. Dans le cadre de ce programme, une dizaine de mesures seront mises en place, dont l'installation d'un mur solaire qui sera installé sur la façade ouest du Centre d'activité physique (CAP). Un système de capteurs solaires, appelé Luba Solar, sera aussi déployé sur le toit du pavillon 2.
L'installation de cette éolienne, un projet évalué à environ 50 000 $, permettra de délester l'énergie produite dans le réseau interne du Cégep de Sherbrooke, explique Jean Lussier, directeur des services de l'équipement de l'institution. L'initiative pourrait aussi être une première dans l'ensemble des cégeps de la province.
«C'est un clin d'oeil vert qu'on voulait faire, avant tout pour des raisons pédagogiques», explique-t-il en précisant qu'il s'agit d'une éolienne de faible puissance, soit de quatre kilowatts.
Elle sera installée au sol, en face des résidences (entre le pavillon 6 et la rue Terrill). «Il y a un couloir naturel qui est là, où les vents sont assez constants», précise M. Lussier. Pour aller de l'avant avec ce projet, le Cégep a dû obtenir des permis de la Ville de Sherbrooke et d'Hydro-Sherbrooke.
Les étudiants du programme de génie mécanique pourront ainsi avoir accès à des données intéressantes.
«Toute l'information sur les paramètres environnementaux, la vitesse du vent, la production d'électricité... on aura une lecture de ça en temps réel. Au chapitre du programme de formation, on a à toucher aux énergies renouvelables», explique Alain Sirois, professeur en génie électrique au département du Cégep de Sherbrooke.
Les étudiants ont notamment eu à fabriquer des éoliennes dans le cadre de leurs cours, en plus de plancher sur des projets liés à l'énergie solaire.
Certains travaux menés par les étudiants ont des répercussions au Sénégal, où le Cégep de Sherbrooke est très présent. L'établissement sherbrookois travaille notamment depuis 2005 avec le Lycée technique et minier de Kédougou.
On peut penser, entre autres, à la mise sur pied d'un système de pompage solaire, qui évite aux habitants d'un village de la région de Kédougou de puiser leur eau à la main.
«Le système de pompage solaire devait être alimenté par une éolienne en plus de panneaux solaires. On a expérimenté et on s'est rendu compte que finalement, on arrivait à pomper adéquatement l'eau avec l'énergie solaire, tandis que le vent n'est pas toujours stable», raconte M. Sirois, qui est aussi coordonnateur du projet au Sénégal et formateur.
isabelle.pion@latribune.qc.ca











