IDES réagit à la sortie du recteur

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Albert Bérubé
La Tribune

(Sherbrooke) «Le recteur Béchard a fait un bon boulot, c'est clair. Je vais essayer de faire un aussi bon boulot qu'il a fait, mais dans le développement économique. Ça me fera plaisir de le rencontrer n'importe quand».

Le directeur général d'Innovation et développement économique Sherbrooke (IDES), Pierre Bélanger, a ainsi réagi à la sortie publique de Bruno-Marie Béchard, de l'Université de Sherbrooke, qui déplorait à La Tribune que M. Bélanger ne lui ait même pas encore passé un coup de fil pour s'entretenir avec le «président du pôle universitaire» et «patron de la plus grande entité de recherche» de Sherbrooke.

«Le temps qu'on prend à s'activer est mauvais signe», commentait-il.

 

«Je ne veux pas faire de commentaires sur ses commentaires», a commencé par dire M. Bélanger, lorsque La Tribune lui a demandé ses réactions. Dans son intervention à La Tribune, le recteur estimait que Sherbrooke s'était «traîné les pieds» depuis son sommet de 2007, où il avait été convenu de faire de Sherbrooke d'ici 2012 un pôle d'innovation reconnu internationalement.

Or, il a fallu attendre 18 mois pour que soit constitué le comité de gouvernance d'IDES pour articuler cette mobilisation. Et le directeur général Pierre Bélanger n'est entré en poste qu'en février.

«Le plan stratégique d'IDES n'est pas encore fait. Ce ne sera pas avant l'automne. Ça fait sept semaines que je suis ici», fait observer M. Bélanger, dont l'intervention survient sept semaines avant la fin du mandat du recteur Béchard et son remplacement par Luce Samoisette.

«Avant de le rencontrer, je voulais rencontrer les constituantes de l'Université», poursuit M. Bélanger, en rappelant qu'il entend «promouvoir les compétences universitaires de l'UdeS et ses constituantes pour attirer les entreprises»

Entre temps, dit le nouveau directeur général, «on prépare un service de développement des exportations qui donnerait des conseils en exportation aux entreprises».

Il faut «sortir du sacro-saint corridor Canada-États-Unis, dit-il. Il y a un besoin de diversification de marchés». À cet égard, fait-il remarquer, «l'UdeS a développé beaucoup de liens avec d'autres universités». Aussi, il compte «faire en sorte que Sherbrooke prenne un virage technologique plus important et plus apparent que par le passé».

 

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