Des Robes rouges pour des femmes de coeur

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Des Robes rouges pour des femmes de coeur

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Les ambassadrices de la Fondation des maladies du coeur du Québec s'étaient parées de rouge pour l'événement. Il s'agit de Line Deschênes, Nathalie Charpentier, Stéphanie Boisvert, Nicole Brouillette, Mercedes Becerra, la présidente d'honneur Michèle Dionne, Annick Gazaille, Diane Gingras, Jacqueline Prévost et Marie-Claude Brochu. Elles accompagnent ici Pierre Tardif, président du comité régional.

Imacom, Christian Landry

Jonathan Custeau
La Tribune

(SHERBROOKE) Le cancer du sein a son ruban rose. Les maladies cardiovasculaires chez les femmes ont leur robe rouge. Pour que ce deuxième symbole ait un jour le pouvoir évocateur du premier se tenait jeudi au Centre culturel de l'Université de Sherbrooke la deuxième édition du Gala de la Robe rouge.

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Grégory Charles

Imacom, Christian Landry

«C'est à Sherbrooke que nous avons monté le premier gala du genre au Canada, et nous demeurons aujourd'hui le seul à être organisé au Québec. Parce que plusieurs ignorent que les maladies cardiovasculaires tuent 45 % plus de femmes que d'hommes au pays, et qu'il s'agit de la première cause de mortalité chez les femmes canadiennes, l'événement agit aussi bien à titre préventif qu'à titre de collecte de fonds», explique Manon Thibodeau, directrice de la Fondation des maladies du coeur du Québec (FMCQ).

 

Dans une soirée où coquetel et spectacle ont diverti plus de 900 convives, le message était clair: adopter de saines habitudes de vie peut réduire jusqu'à 80 % les risques de maladies cardiovasculaires. Sans compter que l'activité a permis d'amasser environ 50 000 $, un montant qui sera entièrement investi dans la recherche au Québec.

Pour cette deuxième édition, la porte-parole du Gala de la Robe rouge devait être une femme de coeur. Une femme dévouée et facile d'approche. La FMCQ n'a donc pas hésité à se tourner de nouveau vers Michèle Dionne, la conjointe du premier ministre Jean Charest. Celui-ci était d'ailleurs présent jeudi.

«J'ai accepté d'abord parce que c'est à Sherbrooke. C'est chez nous. Et je me sens concernée en tant que femme. Parce que j'ai des filles aussi. On doit en parler beaucoup, sensibiliser les gens. Je crois énormément à un esprit sain dans un corps sain, mais on a souvent tendance à s'oublier. Quand on nous le rappelle, on fait un peu plus attention à soi», insiste Mme Dionne.

De leur côté, huit ambassadrices s'assureront de transmettre le même message tout au long de l'année. Il s'agit de Diane Gingras, du Groupe Transbec et présidente du CSSS-IUGS, Line Deschênes, conseillère en communication à la Fédération des Caisses Desjardins, Annick Gazaille, du IGA Gazaille de Magog, Nicole Brouillette, directrice du développement des affaires à la Chambre de commerce de Sherbrooke, Marie-Claude Brochu, cardiologue au CHUS, Jacqueline Prévost, directrice à la Résidence Soleil Manoir du Musée, Nathalie Charpentier, de Femme Estrie, et Mercedes Becerra, propriétaire de l'Agence de voyage Mercedes.

Le choeur de Grégory

Si le gala reviendra assurément l'an prochain, puisque la Fondation souhaite en faire un rendez-vous annuel, le choix de l'artiste invité pour le spectacle en soirée reste à faire. À voir la réaction du public, hier, on pourrait certes réinviter Grégory Charles et le Collège vocal de Laval.

Entré en scène après le coquetel, l'artiste aux multiples talents s'est assis au piano. Il tenait à présenter la chorale qui l'accompagnait. Une chorale, vraiment? Oui, mais pas n'importe quel ensemble vocal. Ces jeunes choristes, qui se pliaient de bon gré aux lubies d'un chef qui s'éparpillait du coq à l'âne, s'envoleront bientôt pour une compétition internationale à Venise... où ils défendront leur titre de champions.

D'un côté, Grégory Charles faisait sourire, caustique à l'occasion, cherchant à intégrer Pour une histoire d'un soir dans chacune des chansons. De l'autre, un ensemble avec un sérieux talent, qui a offert des classiques du répertoire francophone et un Bohemian Rhapsody à donner des frissons. Assez pour que les spectateurs se lèvent d'un bond pour une ovation... du fond du coeur.

 

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