Du sac de courrier... au sac de golf

  • Taille du texte
  • Imprimer
  • Envoyer

    Vous pouvez indiquer plusieurs adresses séparées par des virgules.

    Le commentaire peut contenir un maximum de 1500 caractères.

    Transfert des données
    Merci:

    Votre message a bien été envoyé!

    Pour envoyer à d'autres amis, cliquez ici

Du sac de courrier... au sac de golf

Agrandir

Nelson Roy

Imacom, Frédéric Côté

 

Mario Goupil
La Tribune

(SHERBROOKE) L'heure de la dernière livraison est arrivée pour le facteur Nelson Roy. Après une carrière de 32 ans et 8 mois chez Postes Canada, à sillonner les rues de Sherbrooke, il prend sa retraite ce jeudi même. Il pourra maintenant se consacrer entièrement à sa passion: le golf.

Bien des personnes comptent les dodos avec frénésie dans le dernier droit les menant à la retraite. Nelson Roy, 57 ans, avoue que c'est plutôt avec un pincement au coeur qu'il quittera son boulot en après-midi.

 

«J'étais un facteur dans l'âme, explique-t-il. J'ai toujours adoré mon travail et c'est encore le cas aujourd'hui. Si je quitte, c'est parce que tous mes amis s'en vont aussi à la retraite. Sans ma gang, ce ne serait plus pareil.»

Originaire de Mont-Joli, dans la région du Bas-du-Fleuve, Nelson Roy est venu s'installer à Sherbrooke à l'âge de 21 ans parce que son beau-frère l'a embauché comme informaticien chez Informatrix 2000.

«Je me cherchais un boulot après mon cours d'informaticien et mon beau-frère m'en a proposé un. Mais je n'étais pas heureux dans ce travail-là, entre quatre murs», dit-il.

Le grand rêve qu'il a caressé secrètement était d'atteindre la Ligue nationale de hockey comme officiel. Il a gradué jusque dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec, mais son ascension s'est arrêtée là.

C'est le sport qui lui a d'ailleurs permis de devenir facteur.

«Je ne connaissais à peu près personne à Sherbrooke, sauf mon beau-frère. Un jour, je me suis présenté au parc Dufresne avec mon gant de balle et j'ai été invité à me joindre à une équipe dont faisaient partie les frères René et Jean-Paul Pépin, le notaire Claude Gagnon et François Lemire. C'est François, qui était lui-même un facteur, qui m'a suggéré d'appliquer pour ce travail.»

La suggestion lui a souri tout de suite.

«Travailler dehors, rencontrer des gens, c'était le job parfait pour moi, poursuit-il. J'ai commencé comme commis, puis j'ai obtenu un poste de facteur à titre de remplaçant. J'aimé cela tout de suite. J'aime encore cela aujourd'hui.»

Il se souvient d'ailleurs de toute la fierté qui l'a envahi le jour où on lui a remis son uniforme de facteur.

«Ce fut un moment fort de ma vie», avoue-t-il.

Au fil des ans, il s'est lié d'amitié avec beaucoup de personnes chez qui il a livré le courrier.

«Il fallait que je fasse attention de ne pas trop m'attacher aux gens», avoue-t-il.

 

publicité

la liste:246:liste;la boite:267:box

Aujourd'hui sur Lapresse.ca

Précédent

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

Les plus populaires sur Auto

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

image title
Fermer