Mme Marois en veut pour preuves les affirmations du premier ministre Jean Charest au sujet du déficit du gouvernement, des pertes records de la Caisse de dépôt et placement du Québec, et de la nécessité d'augmenter la TVQ. Sur toute la ligne, fait-elle valoir, les libéraux se sont appliqués à ridiculiser les mises en garde du PQ et à minimiser l'importance des dégâts.
Pourtant, dit-elle, aussitôt élu, le gouvernement a annoncé deux déficits de 4 milliards $, cette année et l'an prochain, puis une augmentation d'un point de pourcentage de la TVQ l'an prochain, puis une perte de 40 milliards ou 25 % de sa valeur pour la Caisse de dépôt et placement.
«Si la Caisse de dépôt avait investi dans Alcan, dans CGI, dans Cascades, ses résultats auraient été meilleurs», note-t-elle, pour illustrer qu'il aurait été préférable de donner entre autres à la Caisse un mandat de «participer au développement du Québec».
Dommages collatéraux
Le Parti québécois avait pourtant retourné le budget à l'équilibre il y a dix ans, «malgré que ç'a été très exigeant» et qu'il y a eu «des dommages collatéraux» sur la popularité du parti.
Selon Mme Marois, la façon de faire des libéraux «augmente le cynisme de la population à l'égard de la politique».
«Au Parti québécois, nous allons être plus respectueux de dire la vérité aux gens», dit-elle. «»C'est cette voie-là que nous allons suivre ensemble», a-t-elle fait valoir. «Nous sommes 51 députés du Parti québécois, souligne-t-elle, dont le tiers ont moins de 40 ans: je suis très fière de ça.»
«Le principal changement qu'on voudrait réaliser, c'est de se donner un pays bien à nous qui s'appelle le Québec», a par ailleurs réitéré la chef du Parti québécois, devant son auditoire de militants, d'élus et de gens du milieu des affaires réunis au Delta.
Un État souverain québécois «prendra ses propres décisions envers son économie», et son environnement, a-t-elle ajouté, en critiquant la façon de dépenser du fédéral pour aider l'économie du reste du Canada en priorité, notamment dans l'automobile.
Mme Marois a été présentée par l'ex-députée de Sherbrooke Marie Malavoy, qui est maintenant députée de Taillon. Tous les candidats péquistes estriens du scrutin du 8 décembre participaient au souper-bénéfice.
Vendredi, Mme Marois poursuit son séjour à Sherbrooke. Elle fera des visites d'entreprises (Mesotec, Groupe Poly M2), puis elle doit dîner avec des gens d'affaires, dont le président de la Chambre de commerce de Sherbrooke, Éric Bergeron, sans oublier la rectrice élue de l'Université de Sherbrooke, Luce Samoisette. En après-midi, elle visitera le CHUS, où elle rencontrera les autorités et les représentants syndicaux.











