«Selon quelles règles d'attribution équitables et non partisanes, quelle rigueur la présidente du Conseil du trésor peut-elle exclure Drummondville et Trois-Rivières au profit du comté du premier ministre?» a lancé Yves-François Blanchet, pantois devant la rapidité avec laquelle Sherbrooke a obtenu l'accord du gouvernement pour aller de l'avant avec le projet du centre de foires.«Je rappelle au député de Drummond que c'est un engagement de la campagne électorale. Au mois de novembre, j'ai pris cet engagement de donner à la région de Sherbrooke un centre de foires, à la condition bien sûr que les sommes soient au rendez-vous au niveau fédéral et au niveau municipal. J'ai l'habitude de respecter mes engagements et, si le député de Drummond m'accuse de favoritisme parce que je défends ma région, je plaide coupable», a répondu Monique Gagnon-Tremblay.
Le président de la Société de développement économique de Drummondville, Martin Dupont, avait affirmé lundi que la Ville, déjà propriétaire d'un terrain à l'angle des autoroutes 55 et 20, près des hôtels et restaurants, était «prête à construire dès demain matin» si l'aval du gouvernement était reçu.
Le député de Drummond a exigé de Monique Gagnon-Tremblay qu'elle donne immédiatement son autorisation aux projets de Trois-Rivières et Drummondville. «Les citoyens de ces villes ont droit, eux aussi, comme ceux de Sherbrooke, de bénéficier du soutien de l'État pour que leur projet de centre de foires voit enfin le jour. C'est une question d'équité.»
Monique Gagnon-Tremblay a invité les deux villes à présenter leurs dossiers pour étude au gouvernement.
Québec doit cependant éviter que deux centres de foires ne se fassent concurrence, pour des raisons de proximité, par exemple.










