Coup d'envoi pour Charles River

  • Taille du texte
  • Imprimer
  • Envoyer

    Vous pouvez indiquer plusieurs adresses séparées par des virgules.

    Le commentaire peut contenir un maximum de 1500 caractères.

    Transfert des données
    Merci:

    Votre message a bien été envoyé!

    Pour envoyer à d'autres amis, cliquez ici

Coup d\'envoi pour Charles River

Agrandir

La coupe du traditionnel ruban a été effectuée par Monique Gagnon-Tremblay, députée libérale de Saint-François et ministre responsable de l'Estrie, Christopher Perkin, vice-président de la multinationale et président des Services précliniques de Charles River, et Jean Perrault, maire de Sherbrooke.

Imacom, Jessica Garneau

Albert Bérubé
La Tribune

Déjà en cours depuis le début de l'année, les activités des Laboratoires Charles River ont été lancées officiellement, vendredi, près du CHUS-Fleurimont, dans un édifice de 80 000 pieds carrés sur deux étages construit au coût de 44 millions $.

«Les installations comptent actuellement 80 employés et elles devraient en compter 170 d'ici la fin de l'année», a indiqué Chris Perkin, vice-président de la multinationale et président des Services précliniques de Charles River au Canada et en Chine.

 

«C'est la première de quatre phases qui représenteront 300 000 pieds carrés en tout», a ajouté M. Perkin. «Ça emploiera éventuellement 1000 employés» lorsque toutes les phases seront réalisées, vers 2014 ou 2016 selon les prévisions de l'an dernier.

«Nous prenons de l'expansion en fonction de nos clients. La 2e phase viendra peut-être dans deux ans. L'infrastructure est prête et les plans sont prêts», fait remarquer M. Perkin. «Nos clients, les compagnies pharmaceutiques, se doivent de développer de nouveaux médicaments».

Et ces médicaments doivent d'abord être testés sur des petits animaux, tels des souris et des rats pour 85 % d'entre eux. Le reste des cobayes utilisés pour les essais précliniques est constitué de lapins, de cochons pesant jusqu'à 25 kilos, puis de chiens et de singes.

«Nous avons 29 salles de recherche», précise Mike Broadhurst, directeur des opérations. Ces chambres aseptisées «sont toutes opérationnelles et validées, et elles seront toutes utilisées d'ici six à neuf mois».

Pourquoi Sherbrooke?

Pourquoi la multinationale a-t-elle choisi Sherbrooke? «On a regardé plusieurs places», répond Chris Perkin. «Ici, on a été impressionnés par les institutions d'enseignement (pour la main-d'oeuvre

et les hôpitaux. C'est plus que ce qu'on demandait. Aussi, c'est près de Montréal, des États-Unis, et il y a un aéroport».

La Ville a facilité les choses à Charles River en lui vendant un terrain de 1,8 million de pieds carrés avec tous les services, pour 771 500 $ seulement.

«La plupart des employés, les trois quarts, seront locaux», mentionne M. Perkin. Et 75 % de ces employés seront des diplômés du cégep ou de l'université.

Au Cégep de Sherbrooke, Charles River est une compagnie bien connue qui recrute depuis longtemps. «Notre cégep est l'un des six seulement au Québec qui offrent la formation en santé animale. Nous avons 96 étudiants dans ce profil et ça répond à 80 % des besoins de Charles River. Ils ont aussi besoin de nos étudiants en technique de laboratoire», observe Réjean Bergeron, directeur de l'enseignement et des programmes du Cégep de Sherbrooke.

«L'accès à cette main-d'oeuvre compétente et la qualité de nos institutions de recherche étaient importants pour eux quand nous les avons rencontrés la première fois en août 2006», se souvient Pierre Quirion, directeur du parc biomédical, qui travaille maintenant avec Innovation et développement économique Sherbrooke.

«Nous comptons sur un nouveau gros joueur pour offrir du travail à nos jeunes diplômés collégiaux et universitaires», a fait observer la députée de Saint-François et ministre responsable de l'Estrie, Monique Gagnon-Tremblay, présente à l'inauguration des installations.

«Ils ont choisi Sherbrooke pour se développer», se réjouit le maire Jean Perrault. «Sherbrooke se veut une ville de l'innovation et Charles River nous amène sur la scène internationale, comme le CHUS avec la faculté de médecine».

Comme pour tout nouveau client industriel, Charles River jouira d'un rabais d'achat d'électricité d'Hydro-Sherbrooke. Sur cinq ans, la compagnie aura ainsi un rabais d'environ 425 000 $ ou 23 % d'une consommation prévue de 185 0000 $, a fait savoir René Allaire, directeur général adjoint de la Ville de Sherbrooke.

Le siège social de Charles River se trouve à Wilmington, près de Boston, à 435 kilomètres de Sherbrooke. Fondée en 1947, la compagnie embauche 8700 personnes (dont 1600 à Montréal) à travers 70 installations dans 17 pays.

 

publicité

la liste:246:liste;la boite:267:box

Aujourd'hui sur Lapresse.ca

Précédent

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

Les plus populaires sur Auto

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

image title
Fermer