En fait, selon Statistique Canada, près de 9 pour cent des travailleurs (8,9%) optent pour la marche ou la bicyclette lorsqu'ils se rendent au travail, alors que 5,8 pour cent seulement choisissent le transport en commun.
Cette statistique pour le moins étonnante est contenue dans les données du recensement de 2006 et dont les dernières analyses ont été rendues publiques mardi à Sherbrooke par Guy Oddo, directeur de Statistique Canada pour l'est du pays.
Selon M. Oddo, aucune autre agglomération urbaine du Québec ne présente une proportion plus élevée de travailleurs qui préfère utiliser leurs jambes ou leur vélo pour aller gagner leur vie qu'à Sherbrooke.
À Montréal, 12 % des travailleurs se rendent au travail à pied ou à vélo, alors que le transport en commun est utilisé par 34,7% des travailleurs. À Québec, ces proportions sont de 11,2% pour les marcheurs et les cyclistes et de 13,3% pour les adeptes du transport en commun.
Sans pouvoir fournir d'explications précises quant à ce phénomène proprement Sherbrooke, M. Oddo a émis l'hypothèse que les Sherbrookois habitent peut-être plus près de leur lieu de travail que dans les autres villes du Québec.
«À moins qu'ils ne soient tous de grands athlètes», a-t-il soumis avec une pointe d'humour.











