Les gangs de rue perdent du terrain à Sherbrooke

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Les gangs de rue perdent du terrain à Sherbrooke

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Archives La Presse

MARIANNE DANDURAND
La Tribune

(SHERBROOKE) Bien qu'il n'ait jamais été très présent, le phénomène des gangs de rue tend à perdre du terrain à Sherbrooke.

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Gaétan Labbé

Archives La Tribune

C'est ce qu'indique le directeur du Service de police de Sherbrooke, Gaétan Labbé. «C'est beaucoup moins pire que ce qu'on a connu au cours des deux dernières années», annonce-t-il d'entrée de jeu.

Il les appelle la «visite». Les membres montréalais de gangs de rue qui viennent faire du repérage. Mais ils sont attendus de pied ferme partout dans les Cantons-de-l'Est.

«Il y a deux ans et demi, trois ans, des policiers ont été encerclés dans un parc par des membres de gang de rue. La Ville de Sherbrooke a accepté d'investir pour mettre plus de policiers dans les parcs.»

Un travail de prévention qui a rassuré les citoyens à l'égard de la sécurité dans les espaces publics sherbrookois. Et qui a aussi permis de monter un dossier sur la situation des gangs de rue dans la région.

«Ainsi, quand est arrivé un programme du gouvernement, notre dossier était prêt. On a eu une subvention d'un million de dollars pour combattre les gangs de rue au niveau régional», raconte le conseiller municipal Serge Paquin, président du comité de Sécurité publique, tout en saluant le travail des agents sherbrookois.

L'Unité régionale mixte (URM) gangs de rue regroupe les corps policiers de Sherbrooke, Magog et Granby ainsi que la Sûreté du Québec. Le travail de celle-ci est la répression. Et sa présence est plus que rassurante, selon Gaétan Labbé.

« Quand on a arrêté les motards, j'aurais été inquiet que les gangs de rue tentent de prendre leur place si on n'avait pas eu la présence de l'URM gangs de rue, déjà bien implantée. Mais là, il n'y a rien qui se dessine et on n'a pas vu de nouveaux visages. »

Les gens qui sont arrêtés par les policiers sont les mêmes qu'avant la rafle chez les motards. Non, ce ne sont pas que des montréalais. Les gens de la région sont plus nombreux à tenter de monter leur propre groupe. Et pas que des mineurs.

« On a arrêté des jeunes de 13-14 ans, mais aussi des gens de 30-35-40 ans », ajoute le directeur du SPS.

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