selon laquelle une importante baisse de taxes sur les cigarettes ne ferait pas augmenter le taux de tabagisme.
Pour appuyer ses dires, l'ACDA, de passage à Sherbrooke vendredi dernier, s'appuie sur un sondage réalisé en mai par Léger Marketing. Or selon la Coalition québécoise pour le contrôle du tabac, il s'agit là d'un sondage «biaisé et dirigé» dont l'ACDA a fait une interprétation «illogique et malhonnête».
«La baisse des taxes sur le tabac au milieu des années 1990 avait eu un impact très important sur l'augmentation du tabagisme», rappelle le porte-parole de la Coalition, Louis Gauvin. Le taux de tabagisme chez les jeunes du Québec avait alors doublé. Cette baisse de taxes aurait provoqué 40 «000 décès supplémentaires attribuables au tabagisme au Canada, selon des chercheurs de Santé Canada.
La Coalition soutient que la plus récente campagne de l'ACDA «illustre à quel point cet organisme utilise des plaidoyers trompeurs et de faux arguments pour protéger ses propres intérêts.» La Coalition estime que l'objectif principal de l'ACDA est de protéger l'intérêt financier des détaillants et non la santé publique.
D'après la Coalition, l'ACDA déforme les réponses du sondage pour soutenir ses conclusions fautives, utilise les statistiques de façon très sélective pour appuyer ses arguments et continue à colporter le mythe selon lequel les cigarettes légales seraient plus sécuritaires.
L'ACDA réclame une baisse de taxes de 50 pour cent sur le tabac, ce qui, à son avis, permettra ensuite aux gouvernements de lutter efficacement contre la contrebande.
Pour sa part, la Coalition réitère son opposition vigoureuse à toute baisse de taxes sur le tabac. Elle juge que la solution au problème n'est pas une réduction des taxes, mais des contrôles visant les sources de la contrebande, soit toutes les activités criminelles liées à la fabrication, à la distribution et à la vente de cigarettes illégales.











