Des solutions pour retenir les jeunes diplômés

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Des solutions pour retenir les jeunes diplômés

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Le constat avait été dressé lors du Sommet de Sherbrooke, en 2007: une étude anticipait une importante pénurie de main-d'oeuvre qualifiée et faisait état d'une «faible rétention des diplômés».

Archives La Tribune, Claude Poulin

Isabelle Pion
La Tribune

(SHERBROOKE) À l'instar de toute la région estrienne, Sherbrooke a du mal à retenir ses jeunes. Selon un rapport synthèse du comité Sherbrooke, ville étudiante, la reine des Cantons-de-l'Est affiche un solde migratoire négatif depuis les trois dernières années. Dans le document déposé hier au conseil municipal, le comité propose différentes solutions pour tenter de retenir les diplômés.

«Ce n'est pas une surprise, mais les statistiques sont précises», note le président du comité Sherbrooke, ville étudiante, Jean-François Rouleau. C'est un ambitieux défi de retenir tout le monde ici. Nous ne disposons pas de grands attraits d'affaires pour retenir le plus grand nombre d'étudiants.»

Le constat avait été dressé lors du Sommet de Sherbrooke, en 2007: une étude anticipait une importante pénurie de main-d'oeuvre qualifiée et faisait état d'une «faible rétention des diplômés».

«Il faut que tout le monde travaille ensemble. Il y a encore une certaine forme de travail en silo (...) On doit travailler de plus près avec le pôle universitaire», estime M. Rouleau qui, sans «lancer de pierre» au rectorat de l'Université de Sherbrooke ou à la mairie, ne cache pas que «les relations entre l'UdeS et la Ville n'étaient pas les plus harmonieuses ces derniers mois».

En étudiants les soldes migratoires des jeunes, il en ressort «que l'Estrie compte parmi les sept régions du Québec où il existe un important défi à relever pour inciter les jeunes à demeurer en région, et ce, malgré tout les atouts estriens intéressants».

Jean-François Rouleau rappelle que Sherbrooke, ville étudiante a déjà mis de l'avant certaines mesures pour bien accueillir les étudiants et tenter de les garder. Ce dernier n'avait pas de chiffres sur le taux de rétention, puisqu'il n'y aurait pas de façon précise pour le quantifier.

En 2007, 51 stagiaires ont été embauchés dans l'organisation de la Ville de Sherbrooke, et 50 l'année suivante. Le comité suggère entre autres d'améliorer la formule d'offres de stages coopératifs pour la région sherbrookoise. «Bien qu'il existe plusieurs comités, très peu sont préoccupés par la rétention des jeunes diplômés. Il faut travailler davantage avec les acteurs du milieu sherbrookois liés à l'emploi et avec les jeunes ainsi que sur les actions déjà en branle...» peut-on lire dans le document.

Sherbrooke est bel et bien une ville étudiante: les populations collégiale et universitaire regroupent environ 21 000 personnes. La ville compte 10,3 étudiants universitaires pour 100 habitants, alors que Montréal en compte 4,2 ou Trois-Rivières 5,6.

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