Pierre-Hugues Boisvenu confirme qu'il ne contestera pas devant le plus haut tribunal au Québec la décision du juge Paul-Marcel Bellavance qui a blanchi de toute faute civile les quatre agents du Service de police de Sherbrooke.
La famille Boisvenu avait intenté une poursuite de 190 000 $ contres ces quatre policiers qui avaient rencontré Hugo Bernier à deux reprises, qui se faisait passer pour son frère, au centre-ville de Sherbrooke quelques minutes avant qu'il ne traque Julie Boisvenu le 23 juin 2002.
Dans sa décision du 12 juin dernier, le juge explique «qu'il est très risqué de faire un lien causal juridique solide entre la mort de Julie Boisvenu et les décisions qu'ont prises les policiers et même les décisions qu'ils auraient pu prendre, avoir connu le dossier criminel de Hugo Bernier...»
Cette décision de renoncer à son droit d'appel a été prise par la famille Boisvenu après avoir consulté trois avocats en droit civil possédant une expertise dans des dossiers d'appel.
« Leurs opinions sont toutefois partagées quant à la recevabilité par la Cour d'appel du Québec d'une demande de révision (...) Faire appel sur la faiblesse d'un jugement ou sur sa complaisance envers une partie, ne semble pas suffisant dans notre système de justice. La décision d'aller en appel nécessiterait un engagement financier important de la part de la famille. À ce titre, nous ne sommes pas à arme égale, les coûts de la défense des policiers étant à la charge des contribuables sherbrookois», indique à regret M. Boisvenu
Pierre-Hugues Boisvenu considère toujours je jugement Bellavance «confus à cause d'affirmations contradictoire».
















