Et cela, au moment même où le premier ministre Jean Charest peine à convaincre Ottawa de consulter les provinces avant la prochaine conférence des Nations-unies sur les changements climatiques, à Copenhague en décembre prochain.
« Il faut faire avec les positions du fédéral. On accorde la priorité à ces questions-là et le Québec est devenu un leader en matière d'environnement au Canada. M. Charest a rappelé que les provinces ont leurs propres compétences en environnement, qu'elles peuvent se positionner là-dessus », réagit Julien Gagnon, président des Jeunes libéraux.
« On ne voit pas le fédéral comme un frein et c'est possible de défendre les engagements de la province », dit-il.
Les Jeunes libéraux du Québec étaient de passage à Sherbrooke, jeudi, à l'invitation du député d'Orford, Pierre Reid, dans le cadre de leur tournée de consultation en vue de leur congrès des 7, 8 et 9 août prochain, à Sainte-Thérèse.
« Le Québec est un moteur en Amérique du Nord en matière d'environnement. Des États américains et des provinces canadiennes sont à l'avant-garde, on est tous en train de changer les choses au plan local », fait valoir à ce propos le député Reid.
Il y a quelques jours, le premier ministre Charest a prévenu Ottawa qu'il a le devoir de défendre une orientation qui reflète les positions des provinces en matière de lutte aux GES, lors de la conférence de Copenhague, où il sera question des suites à donner au protocole de Kyoto, que le Canada a ratifié en 2002.
Le gouvernement conservateur de Stephen Harper est plutôt tiède face à la lutte aux GES et n'a pas honoré les engagements pris par le Canada à l'effet de réduire d'ici 2012 ses émissions de 5 pour cent par rapport à leur niveau de 1990.










