Sans être décevante, la consommation de produits alcoolisés n'a fracassé aucun record depuis le début de l'événement. Mais la soirée d'hier promettait de tout changer... jusqu'à ce que le ciel décide de tomber.
Température, artistes invités, les variables sont nombreuses à influencer les festivaliers dans leurs intentions de lever le coude ou non. Du côté du bistro SAQ situé à la gauche de la scène, on estimait avoir écoulé ses produits de manière satisfaisante. Mais quand les frigos regorgent de boissons froides, on souhaiterait que le soleil tape davantage sur la tête des spectateurs.
Quoique, avec l'ondée connue hier soir, on espérait que ceux que l'averse avait noyés décident de noyer à leur tour leur désarroi.
«Les réfrigérateurs sont pleins parce qu'on s'attend à ce qu'il y ait trop de monde pour qu'on puisse venir nous porter des marchandises pour les remplir en courant de soirée. On espère rattraper les ventes des dernières soirées», a commenté une bénévole.
Leurs voisins, sous un petit chapiteau Molson Dry, croyaient également que l'alcool coulerait à flot. «Jusqu'à maintenant, en deux soirs, nous avons écoulé neuf barils, ce qui est dans la normale. Mais nous en avons une trentaine seulement pour ce soir (jeudi), par crainte de pénurie. Y'a toujours une grosse soirée dans la semaine, et il faut que ce soit aujourd'hui», a ajouté Richard Dubreuil, également bénévole.
La pluie a toutefois eu raison des buveurs. Il en est resté plusieurs de ces barils, même si le début du spectacle a provoqué une certaine ruée.
Partout sur le site, le même son de cloche résonnait. Les membres du Club Optimiste, par exemple, occupaient un emplacement central. «Pour CCR l'an dernier, nous avions écoulé 38 barils en une soirée. Alors nous en avons une cinquantaine pour ce soir», confiait Alain Métivier.
Mais en fin de soirée, on déchantait un peu chez les bénévoles. «C'est très tranquille. L'orage a tout fait flancher», a conclu M. Métivier.











