Marché de la gare: «Le samedi, c'est généralement meilleur»

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Marché de la gare: «Le samedi, c\'est généralement meilleur»

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Delphine Messina

Imacom, Jessica Garneau

Albert Bérubé
La Tribune

(Sherbrooke) «Le samedi, c'est généralement meilleur pour nous les artistes et artisans au Marché de la gare».

Créatrice de bijoux de mode, Élise Longpré apprécie les moments passés à exposer et vendre ses oeuvres au public qui fréquente le Marché de la gare, et qui depuis deux ans a accès sur ce site à une panoplie d'exclusivités créées localement.

Le chiffre de ventes n'est pas toujours élevé pour le temps et l'énergie qu'ils y mettent, mais les artistes qui étalent leurs produits du vendredi au dimanche au Marché de la gare de Sherbrooke ont au moins l'occasion de rencontrer les clients, de mesurer leurs réactions et de leur expliquer leur art.

 

«C'est dur d'être artiste», explique Delphine Messina, elle aussi créatrice de bijoux de mode (colliers, bracelets, bagues, boucles d'oreille) pour femmes et pour hommes. Dans son cas, il s'agit de bijoux qu'elle crée en recyclant des bijoux de grands-mères, en y ajoutant des éléments nouveaux.

Elle recycle également des accessoires tels les sacs à main.

Parfois, elle intègre des tissus. «Je travaille beaucoup aussi avec de l'aluminium», souligne-t-elle. «Mon objectif est plus d'exposer dans les magasins. Je vends déjà dans des magasins à Montréal, et je cherche des points de vente. Je dois me créer un réseau», ajoute cette artiste française arrivée à Sherbrooke il y a un an.

Les produits des artistes du Marché de la gare se vendent généralement à bas prix. Dans le cas de Delphine Messina, ils varient généralement de 15 à 60 $. Pour Élise Longpré, c'est de 20 à 50 $ environ.

«Ce que je préfère, dit cette dernière, c'est travailler avec les pierres semi-précieuses». Avocate à temps partiel, Élise Longpré enseigne en plus à l'École du Barreau, et ses produits artistiques se vendent aussi dans des boutiques comme Chez Joséphine ou Filles d'Ève, et elle vient de décrocher un contrat de plus de 500 bijoux pour les boutiques Tristan. «Je trouve mon équilibre» en étant artiste, fait-elle remarquer.

Des ententes ont été prises avec une quarantaine d'artistes pour leur permettre de vendre leurs oeuvres au Marché de la gare. Habituellement, il y en a un peu plus d'une vingtaine en même temps qui y tiennent leur stand. Outre les bijoux, on y trouve une bonne variété de créations, telles de la peinture, de la photo, des vêtements, ou des produits équitables.

«Ils tentent tous de générer assez de revenus pour en vivre», fait observer l'un d'eux, Alain Poirier, qui est sculpteur sur bois. «C'est mon deuxième été ici. J'aimerais qu'éventuellement on crée une coopérative d'artisans».

Les artistes du Marché de la gare exposent leurs oeuvres de midi à 18 h le vendredi et le dimanche, et de 9 h à 18 h le samedi.

 

 

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