Selon les données de Statistiques Canada rendues publiques mardi la criminalité est en recul de trois pour cent dans la RMR de Sherbrooke de 2007 par rapport à 2008. Le taux de criminalité passe à 4633 crimes par 100 000 habitants, ce qui la place au troisième rang à l'échelle canadienne.
Cette baisse pour les crimes déclarés suit la tendance à la baisse au Canada en 2008.
L'indice des crimes violents est cependant en légère hausse d'un pour cent avec 833 crimes violents par 100 000 habitants.
Avec la ville de Saguenay, Sherbrooke est la seule RMR au Québec à ne dénombrer aucun homicide sur son territoire lors de la dernière année.
Si Sherbrooke était la capitale canadienne des vols de véhicule au début des années 2000, elle se situe maintenant parmi les lieux où le nombre de vols de véhicules connaît une baisse importante. Le recul du nombre de vols de véhicule est de 29 pour cent en 2008, soit la troisième meilleure baisse au pays après les villes de Saint-John's, Terre-Neuve et Winnipeg au Manitoba. Le taux de vol de véhicules à moteur dans la RMR de Sherbrooke se situe à 235 par 100 000 habitants.
Le Service de police de Sherbrooke a frappé fort en la matière en 2008 avec l'opération «calepin» qui a permis de neutraliser un présumé réseau de voleurs et receleurs de véhicules qui opérait entre autres à Sherbrooke.
Sur le plan des vols qualifiés, Sherbrooke connaît aussi un recul important avec une diminution de 21 pour cent. Le taux s'établit à 47 par 100 000 habitants.
Les introductions par effraction sont en hausse de deux pour cent dans la RMR de Sherbrooke.
Par la RMR de Sherbrooke, on comprend pour une première année les territoires desservis par le Service de police de Sherbrooke et la Régie de police Memphrémagog.
Le Service de police de Sherbrooke ne peut pour l'instant commenter ces données statistiques sur la criminalité.
«Nous devons procéder à une analyse des données avant de les commenter», explique le porte-parole du SPS, Martin Carrier.
Baisse au pays
Pour l'ensemble du Canada, le nombre de crimes et leur gravité continuent aussi de baisser. Les données de 2008 démontrent que le taux de criminalité et l'Indice de gravité de la criminalité ont tous les deux diminué de 5 pour cent.
Les crimes violents ont aussi connu une diminution, mais dans une moindre mesure.
Il s'agit d'une cinquième baisse annuelle consécutive des crimes déclarés par la police, qui a rapporté environ 77 000 crimes de moins en 2008 que l'année précédente.
Environ un crime signalé à la police sur cinq est violent. Bien que l'on constate 3500 affaires de violence de moins en 2008, les homicides, qui représentent moins de un pour cent de tous les crimes violents, figuraient parmi ceux qui ont progressé en 2008.
Le taux de crimes commis par des jeunes de 12 à 17 ans a pour sa part fléchi de cinq pour cent, une quatrième baisse en cinq ans.
Sur le plan géographique, la gravité de la criminalité est plus élevée dans le Nord et dans l'Ouest du pays, les taux les plus élevés de gravité étant enregistrées dans les Territoires du Nord-Ouest, au Nunavut et au Yukon.
Parmi les provinces, c'est en Saskatchewan, au Manitoba et en Colombie-Britannique, respectivement, que l'on retrouve les taux les plus élevés. À l'opposé, l'Île-du-Prince-Edouard affiche le plus bas taux de gravité de la criminalité. Toutes les provinces atlantiques, de même que le Québec et l'Ontario présentent des taux inférieurs à la moyenne nationale.











