Couplé avec la baisse des crimes contre la propriété de 6 pour cent, soit les crimes non violents, le taux de criminalité global enregistre une baisse de 4 pour cent pour les 151 733 personnes que compte Sherbrooke.
Le nouvel indice de la gravité de la criminalité place Sherbrooke à 74,2, soit en bas de la moyenne québécoise de 84,8 et canadienne de 95,5.
«Par projection des données des années antérieures, nous enregistrons une légère hausse de 3,5 pour cent. Un poids est donné à chaque infraction en tenant compte notamment des peines imposées pour les crimes avec violence et les crimes sans violence», explique le criminologue au SPS, Tony Brien.
Concernant la hausse des agressions sexuelles, le criminologue du SPS explique qu'il faut diviser les 100 agressions sexuelles survenues à Sherbrooke en 2008 en trois catégories distinctes, soit les agressions sexuelles simples, les agressions sexuelles armées et les agressions sexuelles graves. Aucun événement n'a été enregistré relativement à cette dernière catégorie, alors que quatre armées se sont déroulées en 2008.
Agresseur connu
«La grande majorité des agressions sexuelles se sont déroulées entre personnes qui se connaissent, soit inter familial, entre ex-conjoint ou entre connaissances. Sur le total, nous avons reçu trois plaintes concernant un inconnu qui s'en prenait à une femme dans la rue», nuance Tony Brien.
Ce dernier mentionne que les nombreuses campagnes de sensibilisation concernant les agressions sexuelles ont certainement incité davantage de victimes à porter plainte.
«Il y a une plus grande sensibilisation de la population à l'égard des agressions sexuelles. Même si le nombre de plaintes non fondées a augmenté, il n'en reste pas moins que la police a été informée de situations problématiques. La hausse des dénonciations prouve que les campagnes de sensibilisation atteignent leur objectif», croit M. Brien.
«C'est certain que nous allons continuer à développer nos partenariats avec des organismes comme le CALACS pour la prévention des agressions sexuelles», ajoute le directeur du SPS, Gaétan Labbé.
Les autres infractions d'ordre sexuelles comme le voyeurisme, l'exhibitionnisme ou la possession et production de matériel de pornographie juvénile entre autres ont connu une hausse de 38 pour cent.
En 2004, le SPS avait ciblé deux problématiques majeures auxquelles il souhaitait s'attaquer; les vols de véhicules à moteur et les introductions par effraction.
Vols de véhicules
La diminution de 34 pour cent des vols de véhicule atteint, cinq ans plus tard, l'une de ces cibles. De 772 vols de véhicules en 2004, le nombre a chuté à 383 en 2008 passant du deuxième pire rang québécois au deuxième meilleur.
«Nous sommes fiers de cet accomplissement. L'action concertée des divisions des enquêtes, de la surveillance du territoire, de la sécurité des milieux et de la population a permis d'atteindre cette cible. Les automobilistes sont plus sensibilisés à verrouiller leurs portes pour protéger leur véhicule. Nous avons aussi frappé un réseau organisé de vol et recel dans le cadre de l'opération calepin. C'est le résultat de l'action de tous», estime Tony Brien.
La cible des introductions par effraction n'a cependant pas encore été atteinte avec une hausse de cinq pour cent lors de la dernière année.
«L'un des problèmes que nous rencontrons demeure que les crimes contre la personne sont priorisés au détriment des crimes contre la propriété. Nous sommes conscients du problème, mais nous sommes confrontés à des contraintes de temps et d'effectifs», indique M. Brien.
Les vols de plus de 5000 $ ont connu une diminution vertigineuse de 40 pour cent lors de la dernière année. Statistique qui s'explique par l'arrestation de personnes reliées au vol de cuivre et d'outils sur les chantiers de construction.
«L'analyse des données statistiques sera faite au comité de la sécurité publique et à l'état-major du SPS à l'automne. Ces données pourront servir à établir les priorités tout en gardant en trame de fond les projets majeurs de construction du nouveau quartier général et de la mise en place des nouvelles applications en sécurité publique», mentionne le criminologue du SPS.
OBJECTIF DE L'INDICE DE LA CRIMINALITÉ?
« Offrir un indicateur plus utile de l'évolution de la criminalité déclarée par la police d'une année à l'autre et améliorer la comparabilité des statistiques de la criminalité entre les provinces, les territoires et les municipalités en tenant compte de la gravité relative de chaque infraction. «











