Selon les chiffres obtenus par le père de Julie Boisvenu, assassinée par le récidiviste Hugo Bernier en juin 2002, la Commission des services juridiques a remboursé 6,2 millions $ pour 725 mandats à des avocats privés pour défendre des personnes accusées d'homicide entre le 1er avril 2002 et le 31 mars 2006.
«Il me reste maintenant à savoir combien de personnes ont bénéficié de ces sommes pour leur défense par l'aide juridique. Selon moi, il s'agit de 120 à 130 criminels, soit une somme d'environ 50 000 $ à 60 000 $ pour leur défense», soutient le président de l'Association des familles de personnes assassinées ou disparues, Pierre-Hugues Boisvenu.
Ce dernier rappelle que l'objectif de cette démarche est d'établir une équité entre le montant que l'État accorde aux meurtriers et celui qu'il croit que le gouvernement devrait accorder aux familles de victimes d'homicide.
«Présentement, il n'existe aucune indemnisation. Nous souhaitions que dans le cadre de sa réforme, le programme d'indemnisation aux victimes d'actes criminels (IVAC) établisse une compensation financière dans le cas d'homicide, comme ça se fait en Ontario. Dans la province voisine, on accorde 50 000 $ à la famille de la victime», mentionne M. Boisvenu.
Le président de l'AFPAD a changé sa demande originale où il souhaitait obtenir le coût de la défense du meurtrier de sa fille afin de la dépersonnaliser et enfin obtenir le montant qu'il souhaitait afin de faire avancer la cause des familles de victimes d'homicides.
«C'est particulier que je reçoive les chiffres d'un côté et qu'on refuse de me les soumettre de l'autre. C'est comme si la main gauche ignorait ce que faisait la main droite. Cependant, j'ai réussi à obtenir ce que je voulais afin de défendre les droits des familles de victimes de meurtriers», indique Pierre-Hugues Boisvenu.











