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Un registre des victimes de crimes économiques mis sur pied

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Un registre des victimes de crimes économiques mis sur pied

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Janet Watson souhaite que les victimes de crimes économiques se lèvent pour faire resserrer les lois empêchant de tels crimes.

Imacom, Claude Poulin

Albert Bérubé
La Tribune

(Sherbrooke) Un registre des victimes de crimes économiques est ouvert depuis jeudi à Sherbrooke, dans le but d'inciter les gouvernements à resserrer la réglementation prévenant de tels crimes, tout en augmentant les peines aux contrevenants.

«Nous essayons de joindre le plus grand nombre possible de victimes en Estrie», fait valoir l'une de ces personnes flouées, Janet Watson, de l'arrondissement de Lennoxville. «Nous avons près de 300 noms actuellement, dont 175 de victimes d'Earl Jones», signale-t-elle.

«J'ai moi-même perdu environ 70 000 $ investis en 2001 dans Mount Royal, qui a fait faillite en novembre 2005, raconte Janet Watson. C'était de l'argent de mon REÉR. Je suis retraitée maintenant, j'ai travaillé comme représentante des ventes à Montréal. Nous avons vendu la maison à Montréal, et nous sommes de retour en Estrie depuis trois ans. Je suis née à North Hatley.»

Ces dernières années, déplore-t-elle, «nous avons été témoins de multiples crimes économiques d'envergure au Canada, notamment Mount Real, Norshield, Norbourg, Triglobal, Globex, Earl Jones Corp et, tout récemment, PML».

Selon Mme Watson, les personnes reconnues coupables de crimes économiques devraient recevoir des sentences plus sévères et vraiment dissuasives, «qui se rapprochent davantage des lois applicables lors de crimes contre la personne».

«Ces criminels ne devront purger, en général, qu'une misérable fraction d'une peine déjà beaucoup trop clémente», ajoute-t-elle.

Et les proches ?

Mme Watson, qui s'est jointe au Groupe des droits des victimes d'Earl Jones, souhaite également que des mécanismes légaux permettent de «geler les fonds de tous les membres de la famille ou des associés du présumé fraudeur afin d'en éviter la liquidation évasive et préméditée».

«Je crois aussi qu'au Québec l'Autorité des marchés financiers (AMF) ne fait pas bien son travail. Dans le cas de Mount Real, l'AMF a été prévenue deux ans avant, et ça n'a rien donné. Nous appuyons aussi l'idée d'une autorité unifiée à la grandeur du pays pour prévenir ces fraudes, au lieu que tout soit fait par chaque province.»

Mme Watson estime que le registre des victimes donnera du poids à leurs revendications auprès des gouvernements pour qu'ils corrigent les imperfections de la réglementation des marchés financiers, en plus de resserrer le système judiciaire.

Le registre des victimes de crimes économiques peut être signé au bureau d'arrondissement de Lennoxville, rue Queen. Pour s'ajouter au registre, les personnes intéressées peuvent aussi écrire à Mme Watson à l'adresse suivante: janetwatson63@gmail.com

albert.berube@latribune.qc.ca

Commentaires (3)
    • les lois sont faites pour les voleurs.
      les gouvernements vont pas faire a rien.
      voicie une raison ,sa fait des anneez que des americains ce fait opperez dans nos hospital au quebec avec la carte medical ,en etulisant la carte dun autre.la nouvelle carte nas pas le groupe sanging de la personne d'origine sa lesse de la chance au freaudeur (jais rencontrer cest fraudeur en voyage au usa et alleur)et maintenant nous sommes endettez.
      le manque demagination par nos gouvernement as permis a sest fraudeur dagir.
      comme cet article ici presente les victimes ne ceront pas les derniers.

    • Je suis en parti d'accord pour ce registre SAUF QUE de là a geler les comptes de tous les membres de la famille... Oui, j'ai de la sympathie pour ceux et celles qui ont perdu leur argent MAIS ce n'est pas parce qu'un proche parent est un fraudeur qu'on l'est automatiquement voyons! Pour arrêter ce genre de crimes, il faut reserrer les lois et rendre les sentences plus sévères mais sans en faire une chasse aux sorcieres et TANT PIS pour les fraudeurs qui se font pointer du doigt partout mais laissez leurs proches tranquil. **Et NON je ne suis pas (a ma connaissance) une proche d'un de ses fraudeurs mais juste l'ex-epouse d'un homme qui a fait des gaffes et s'est mis plein de monde à dos qui m'en ont fait et me font encore baver MOI au lieu de lui car il a fait de la prison ou est devenu introuvable!
      Pascale Dauphinais (Sherbrooke)

    • Je crois que ce genre d'action de ces groupes de gens est avant tout guidé par la rage. Rage qui est parfaitement compréhensible, mais on sait bien que ce n'est pas sur le coup de l'émotion qu'on prend les décisions les plus éclairés. La rancune ne règle pas les choses.

      Je crois qu'on oublie aussi tout le poids que subissent ces financiers déchus. Avec autant de gens qui les détestent, le seul fait d'aller acheter un litre de lait au dépanneur doit être un enfer pour eux avec toutes les représailles qu'ils subissent. Ces gens n'auront pour certains plus jamais la confiance de quiconque et leur vie professionnelle, familiale dans certains cas et psychologiques peuvent être détruites a jamais.

      N'est-ce pas une sentence assez difficile de savoir qu'on pas se faire détester et pointer du doigt peut-être bien jusqu'à notre mort ?

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