«Nous essayons de joindre le plus grand nombre possible de victimes en Estrie», fait valoir l'une de ces personnes flouées, Janet Watson, de l'arrondissement de Lennoxville. «Nous avons près de 300 noms actuellement, dont 175 de victimes d'Earl Jones», signale-t-elle.
«J'ai moi-même perdu environ 70 000 $ investis en 2001 dans Mount Royal, qui a fait faillite en novembre 2005, raconte Janet Watson. C'était de l'argent de mon REÉR. Je suis retraitée maintenant, j'ai travaillé comme représentante des ventes à Montréal. Nous avons vendu la maison à Montréal, et nous sommes de retour en Estrie depuis trois ans. Je suis née à North Hatley.»
Ces dernières années, déplore-t-elle, «nous avons été témoins de multiples crimes économiques d'envergure au Canada, notamment Mount Real, Norshield, Norbourg, Triglobal, Globex, Earl Jones Corp et, tout récemment, PML».
Selon Mme Watson, les personnes reconnues coupables de crimes économiques devraient recevoir des sentences plus sévères et vraiment dissuasives, «qui se rapprochent davantage des lois applicables lors de crimes contre la personne».
«Ces criminels ne devront purger, en général, qu'une misérable fraction d'une peine déjà beaucoup trop clémente», ajoute-t-elle.
Et les proches ?
Mme Watson, qui s'est jointe au Groupe des droits des victimes d'Earl Jones, souhaite également que des mécanismes légaux permettent de «geler les fonds de tous les membres de la famille ou des associés du présumé fraudeur afin d'en éviter la liquidation évasive et préméditée».
«Je crois aussi qu'au Québec l'Autorité des marchés financiers (AMF) ne fait pas bien son travail. Dans le cas de Mount Real, l'AMF a été prévenue deux ans avant, et ça n'a rien donné. Nous appuyons aussi l'idée d'une autorité unifiée à la grandeur du pays pour prévenir ces fraudes, au lieu que tout soit fait par chaque province.»
Mme Watson estime que le registre des victimes donnera du poids à leurs revendications auprès des gouvernements pour qu'ils corrigent les imperfections de la réglementation des marchés financiers, en plus de resserrer le système judiciaire.
Le registre des victimes de crimes économiques peut être signé au bureau d'arrondissement de Lennoxville, rue Queen. Pour s'ajouter au registre, les personnes intéressées peuvent aussi écrire à Mme Watson à l'adresse suivante: janetwatson63@gmail.com
albert.berube@latribune.qc.ca












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