Les Ami(E)s de la Terre proposent «l'agriculture urbaine»

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Les Ami(E)s de la Terre proposent «l\'agriculture urbaine»

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Carol Harris, une citoyenne de la rue London qu'on voit ici en compagnie de Louis Langlois, a transformé une partie du toit de sa rallonge de résidence en jardins.

Imacom, Jocelyn Riendeau

Isabelle Pion
La Tribune

(SHERBROOKE) Transformer une portion de pelouse en jardin, faire pousser des légumes sur son toit ou sur son balcon, pourquoi pas? Les Ami(E)s de la Terre veulent maintenant inciter la population à opter pour «l'agriculture urbaine», une tendance qui prend de plus en plus de place.

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André Nault et Stéphanie Forcier

L'organisme souhaite d'ailleurs que la Ville de Sherbrooke donne l'exemple en faisant un grand jardin sur une partie de son terrain, à l'instar de la Ville de San Francisco.

Accès direct à des légumes frais sans pesticides, coûts moindre durant la saison estivale, diminution des gaz à effet de serre liés au transport... bien des arguments sont valables pour donner une autre vie à sa pelouse, assure le président des Ami(E)s de la Terre, André Nault. Avec l'aide de Stéphanie Forcier, engagée pour la saison estivale, l'organisation rend maintenant disponible à son local un guide pour inciter les gens à l'agriculture urbaine.

Les représentants de l'organisme croient que la Ville de Sherbrooke devrait montrer l'exemple; ils attendront cependant l'élection du nouveau conseil municipal avant de faire des représentations officielles. «Lors de la Deuxième Guerre mondiale, les gouvernements ont embarqué, note Mme Forcier. Si les instances embarquent, les citoyens vont avoir un coup de coeur.»

Pour prouver que l'on peut avoir son potager n'importe où, les Ami(E)s de la Terre avaient convié quelques adeptes. Parmi eux, Carol Harris, une citoyenne de la rue London qui a transformé une partie du toit de sa rallonge de résidence en jardins. «Ça fait des années que je fais un jardin, souligne-t-elle. L'an passé, une marmotte s'est installée», dit-elle en soulignant que c'est de cette manière qu'elle a eu l'idée de faire un jardin sur son toit. Les bacs qu'elle y a installés lui permettent de cultiver notamment les choux de Bruxelles, des brocolis, des aubergines...

«Ce n'est pas parce qu'on n'a pas l'espace qu'on doit arrêter de faire quelque chose», commente M. Nault.

Selon les données de la Food and Agriculture Organization, l'agriculture urbaine nourrit 700 millions d'habitants, soit le quart de la population mondiale. Ce type d'agriculture est d'autant plus justifié avec la crise alimentaire qui a fait grimper le prix des aliments et le taux de pauvreté qui a haussé avec la crise économique, note Stéphanie Forcier.

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