Plutôt que de s'asseoir devant un avocat, Jean Croteau, un des sinistrés, est allé s'asseoir devant le directeur de la Caisse, Richard Caron. Il en est sorti «très satisfait», dit-il.
«J'ai lu dans La Tribune qu'il était prêt à nous aider, alors je l'ai contacté et je n'ai pas appelé l'avocat», relate M. Croteau. Le rendez-vous a été fixé à vendredi dernier.
«Je ne voulais pas aller chez Estrie-Aide, comme il le suggérait: mes appareils étaient neufs, ça valait beaucoup plus. Il va m'arranger ça pour que je puisse avoir un nouveau poêle, réfrigérateur, laveuse et sécheuse. Je vais aussi pouvoir aller m'acheter des vêtements d'hiver», indique M. Croteau, qui estime qu'il aurait pu obtenir beaucoup plus d'argent s'il avait choisi d'aller de l'avant avec son recours collectif.
Opinion inchangée
Le sinistré reste persuadé que la Caisse, qui était propriétaire de l'immeuble par reprise de finance depuis environ un mois, est coupable de négligence criminelle pour ne pas avoir effectué des réparations importantes.
«Mais les procédures judiciaires auraient pu prendre deux ou trois ans et des meubles, c'était tout ce que je voulais. En échange, il m'a simplement demandé de signer un papier pour dire que je n'allais pas entamer de poursuites.» Qui plus est, se satisfait M. Croteau, M. Caron lui a réitéré son intention de soutenir les autres locataires s'ils en avaient besoin.
De son côté, Richard Caron a indiqué être heureux de la tournure des événements, lui qui a précédemment rappelé que la Caisse était très impliquée dans le milieu. Il a toutefois préféré ne pas commenter l'entente intervenue avec le sinistré. «Ce sont des discussions confidentielles», a-t-il remarqué.
En ce qui a trait aux autres locataires, M. Caron indique que la collaboration continue entre lui et Normand Couture, de l'Association des locataires de Sherbrooke. «Il est en contact avec tout le monde. Et si les locataires le préfèrent, ils peuvent aussi venir nous voir.»











