Les élus de la Ville de Sherbrooke ont entériné, la semaine dernière, le plan d'action visant la construction de cet axe routier de trois kilomètres, qui vise à désenclaver le quartier Mi-Vallon et à désengorger le boulevard du même nom.
La planification de l'axe René-Lévesque, réalisée en 2005 et révisée en 2007, sera à nouveau révisée pour tenir compte des recommandations de la table thématique sur les axes routiers du comité Dialogue-citoyens Sherbrooke, mis en place à la suite du référendum sur le plan d'urbanisme.
Ainsi, l'axe René-Lévesque comprendra uniquement une voie dans chaque direction, et non deux comme c'était prévu initialement. Des carrefours giratoires feront office d'intersections.
Des études de faisabilité et d'impact sur la circulation seront aussi réalisées au cours des prochains mois pour vérifier si l'axe René-Lévesque pourrait rejoindre le boulevard Bourque à la hauteur de la rue du Haut-Bois Nord, comme le suggérait le comité Dialogue-citoyens. Le projet initial prévoyait la jonction avec la rue du Président-Kennedy, dans l'axe de la rue Paillard. La Ville a d'ailleurs acquis une première propriété dans ce tracé en 2006.
À son autre extrémité, l'axe René-Lévesque ira rejoindre le prolongement du boulevard de Portland, à travers le parc industriel régional. Il traversera ainsi le boulevard Industriel (route 220), entre les quartiers Marie-Victorin et Saint-Jacques.
D'ici la fin 2009, la Ville et des consultants plancheront sur deux plans directeurs et plusieurs études de faisabilité, d'impact en circulation et de géométrie.
La Ville déposera ensuite un avis de projet au ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs (MDDEP), possiblement en décembre 2009. Par la suite, le MDDEP fera part de ses directives pour la réalisation de l'étude d'impact environnemental. Cette étude pourrait commencer au début de 2010 et s'échelonnera sur une période d'un an et demi à deux ans.
«Il y aura de multiples consultations avec les gens du milieu», assure le conseiller du district de Rock Forest, Serge Forest.
En consultant les citoyens en amont, la Ville souhaite trouver rapidement des solutions aux irritants potentiels, de façon à ce que le Bureau d'audiences publiques en environnement (BAPE) ne juge pas nécessaire d'étudier ce projet. Des audiences du BAPE allongeraient les délais d'au moins six mois. Un tel processus de consultation en amont avait été mis de l'avant par la Ville lors de la construction du boulevard de Monseigneur-Fortier et du prolongement du boulevard Lionel-Groulx. Des audiences du BAPE n'avaient pas été nécessaires.
Lorsque le MDDEP aura accepté l'étude d'impact environnemental, l'étape d'avant-projet pourra être amorcée, ce qui prendra de quatre à six mois. Cette étape permettra notamment d'établir les phases de construction des divers tronçons de l'axe routier. Une portion devrait relier rapidement la route 220 à l'extrémité nord du quartier Mi-Vallon, afin de désenclaver ce dernier.
Suivra ensuite la préparation des plans et devis... puis la première pelletée de terre.











