Denis Leclerc et Marc Pelletier étaient au palais de justice de Sherbrooke lundi.
Imacom, Frédéric Côté
Cinq des soixante-dix créanciers touchés par la faillite de l'événement étaient présents lundi au palais de justice de Sherbrooke pour cette rencontre d'informations relative à la faillite de l'événement qui a annoncé une suspension pour l'édition 2010.
Les créanciers touchés à la hauteur de 463 000 $ ont été informés de l'état de la situation de même que de la position à prendre dans la poursuite civile.
Rappelons que l'ancienne directrice administrative de l'événement est soupçonnée d'avoir causé la perte du Grand Prix de Valcourt à la suite d'une fraude de 216 000 $.
«Deux inspecteurs ont été nommés pour assister le syndic dans le processus de décision. Nous souhaitons tenir une conférence avec l'avocat au dossier afin de savoir si nous continuons la poursuite civile. Nous devons déterminer s'il y a davantage d'argent que nous pouvons obtenir de la personne poursuivie en comparaison avec les divers frais associés à la démarche juridique. En fait, est-ce que l'investissement des procédures judiciaires civiles en vaut la peine?», explique le syndic Ronald Gagnon.
«Nous ne ferons pas de poursuite au détriment des créanciers. Mieux vaut cesser les procédures si ça nous coûte plus cher en frais juridiques que ce qu'on peut aller chercher. Tout dépendra des actifs de la présumée personne qui aurait fraudé l'organisation», ajoute le consultant externe chargé de la faillite du Grand Prix de Valcourt, Marc Pelletier.
Le mouvement Desjardins à la hauteur de 225 000 $ et divers fournisseurs du Grand Prix de la région de Valcourt pour 238 000 $ composent les entités touchées par cette faillite de l'organisme sans but lucratif.
«Il reste très peu d'argent. Des actifs, nous n'en avons pas. L'argent que nous allions chercher pour la tenue de l'événement provenait de commanditaires», explique M. Pelletier.
Il confirme que BRP fera un don corporatif de 100 000 $ pour payer les honoraires professionnels pour la fermeture du dossier de faillite.
«Le montant résiduel sera divisé au prorata des créanciers, sauf l'institution financière dont une partie des pertes était assurée», mentionne Mme Pelletier.
Si les procédures judiciaires sont remises en question, les procédures criminelles suivent leur cours.
L'ancien directeur du Grand Prix de Valcourt Denis Leclerc doit rencontrer mardi la Sûreté du Québec relativement à la plainte criminelle déposée contre Brigitte Pelletier.
«Nous espérons justice sur le plan criminel. Nous souhaitons que la police et le système judiciaire fassent toute la lumière sur ce qui s'est passé et comment ça s'est passé», mentionne Denis Leclerc.












