L'incendie d'origine électrique, qui s'est déclaré au sous-sol du restaurant Pizzicato le mercredi 12 août dernier, a causé pour environ 4 millions $ de dommages.
Normand Couture de l'Association des locataires de Sherbrooke mentionne que tous les sinistrés ont été relocalisés, mais qu'ils doivent repartir à zéro.
«Tous les locataires ont fourni à Roger Labonté, qui était propriétaire des lieux, une liste des biens qu'ils ont perdus dans l'incendie afin qu'il puisse réclamer à ses assurances. Étant donné que ce ne sont pas les locataires qui sont en cause, l'assurance du propriétaire devrait indemniser», mentionne Normand Couture.
Le bureau d'assurances du Canada (BAC) explique que cette indemnisation par l'assurance du propriétaire n'est pas automatique.
«Une démarche juridique de mise en demeure doit être entreprise par ces sinistrés afin d'être indemnisés par l'assurance en responsabilité civile de leur propriétaire. Ce n'est pas une indemnisation automatique s'il n'y a pas de faute de négligence de la part du propriétaire», explique le porte-parole du BAC, Alexandre Royer.
Ce dernier souligne que si 90 pour cent des propriétaires détiennent des assurances, environ le quart des locataires n'ont pas d'assurances.
«C'est certain que la présence de commerces, d'un restaurant, l'âge du bâtiment peuvent être des facteurs qui influencent à la hausse la prime. Il y a cependant moyen de magasiner et de trouver une assurance de base à un prix abordable. Les conséquences sont toujours dramatiques lors d'un incendie», rappelle M. Royer.
Normand Couture rappelle que plusieurs personnes dont les revenus sont plus modestes ne peuvent se payer d'assurances étant donné qu'il ne reste à peu près rien après avoir payé le loyer et la nourriture.
«Environ 90 pour cent des personnes à faible revenu ne possèdent pas d'assurance habitation», indique M. Couture.
L'Association des locataires de Sherbrooke a travaillé beaucoup au cours des derniers jours avec les sinistrés à les meubler avec l'aide d'Estrie-Aide et à récupérer des documents légaux pour les personnes en visite au Canada.
«Nous avons été très occupés. L'aide de Roger Labonté a contribué à reloger plusieurs personnes dans d'autres immeubles qu'il possède à Sherbrooke», mentionne Normand Couture.











