Il n'est donc pas question d'ordonner un retrait préventif des employées. «On est en lien avec le ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport (MELS) de la région; c'est de lui que provient les directives», note le directeur du service des ressources humaines à la Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke, Benoît Richer. La CSRS emploie 3000 personnes, dont la majorité sont des femmes.
Les femmes enceintes seraient plus vulnérables aux complications de la grippe A (H1N1). Rappelons qu'une jeune mère de 23 ans est décédée la semaine dernière après avoir contracté ce type de grippe quelques semaines avant la naissance de son enfant.
Les commissions scolaires des Hauts-Cantons et des Sommets attendent aussi des nouvelles du MELS et de la Direction nationale de la santé publique, qui doit faire un point de presse à ce sujet la semaine prochaine.
Des retraits préventifs systématiques, comme le souhaite le président de la CSQ, entraînerait «un effort de recrutement supplémentaire», note Benoît Richer, qui est aussi responsable du comité de coordination et de vigie de la CSRS.
La solution?
Le président par intérim du Syndicat de l'enseignement de l'Estrie (SEE), Ghislain Lallier, ne croit pas que des retraits systématiques soient la solution. «Je ne crois pas que c'est nécessaire d'être aussi draconien», commente-t-il en ajoutant qu'il fallait tout de même être très prudent et éviter «de mettre la vie d'une personne en danger».
Et qu'en est-il de la préparation en vue d'une deuxième vague de grippe? «On est prêt en matière de réaction à la pandémie, commente M. Richer. On a notre plan d'action en lien avec le guide du MELS, qui nous donne la façon de s'organiser.» Ce plan prévoit différentes étapes, comme la prévention et l'intervention en matière de pandémie.
Les écoles disposent d'un plan de préparation à une pandémie depuis 2006. «Pour l'instant, on est toujours sous l'égide du guide de planification des services essentiels des établissements scolaires. On s'apprête à travailler sur des mesures d'hygiène plus importantes dans les milieux.» De la formation pour rehausser les mesures d'hygiène dans les aires publiques est prévue, entre autres.
Au printemps dernier, différentes mesures ont été mises en place dans les commissions scolaires afin de bien informer les parents et les enfants sur la prévention de la maladie.
Les éducatrices des CPE, pour leur part, sont automatiquement retirées de leur milieu de travail.
Par ailleurs, contrairement à ce qu'ont véhiculé certains médias, les commissions scolaires de la Capitale et des Premières Seigneuries n'ont pas ordonné le retrait systématique des travailleuses enceintes.











