«C'est la pierre angulaire de la revitalisation du quartier. Je ne pouvais quitter mes fonctions avant que le projet soit mené à terme», a lancé le maire de Sherbrooke, Jean Perrault, avant la coupe du ruban.
Construites au coût de 5,1 millions de dollars, les 47 unités de logement destinées aux personnes seules et familles à revenus modiques n'ont pas été une partie de plaisir à mettre sur pied. Terrain en zone inondable, règlement de succession problématique, démolition conflictuelle de l'ancien cinéma, tout y est passé. «Nous pouvons être fiers, puisque cette inauguration est la preuve que nous avons trouvé des solutions à tous ces problèmes», a affirmé le président du Parallèle de l'habitation sociale, Conrad Couture.
Le projet est né de la tête de l'ancien président de l'Office municipal de l'habitation (OMH) de Sherbrooke et conseiller municipal Bernard Tanguay, ainsi que de son collègue Léon Deschamps, il y a de cela près de cinq ans. «Nous avons commencé à faire des acquisitions dans le secteur en 2004, mais on ne savait pas quoi en faire au départ, puis l'idée d'un projet social est née et on nous a appuyés», se rappelle ce dernier.
«Le projet était très lourd à réaliser. Sans l'aide des gouvernements, cela n'aurait jamais vu le jour», a noté Bernard Tanguay. En effet, plus de 2,1 M $ ont été versés par la Société d'habitation du Québec, par l'entremise du programme AccèsLogis Québec, alors que la Ville de Sherbrooke a contribué à la hauteur de 770 000 $.
Une visite de la nouvelle construction a été organisée pour l'événement. «Je suis très bien ici», a confirmé Joanne Couture aux invités de marque qui ont foulé son portique hier, dont la députée de Saint-François, présidente du Conseil du Trésor et ministre responsable de l'Administration gouvernementale, Monique Gagnon-Tremblay.
Solution temporaire
Disponibles depuis avril aux locataires sherbrookois, Les Habitations Le Capitol ont été un soulagement de courte durée au manque de logements abordables à Sherbrooke. «Le taux d'inoccupation était de 2,7 % en avril et il a un peu augmenté depuis, se rapprochant du point d'équilibre, mais malheureusement, les logements vacants ne sont pas nécessairement ceux pour lesquels il y a de la demande», a précisé Léon Deschamps, faisant allusion aux appartements à plusieurs chambres.
Le maire n'a d'ailleurs pas caché les besoins de la ville en logements sociaux, ce à quoi la ministre Gagnon-Tremblay a ajouté: «Depuis 2003, plus de 600 logements à loyer abordable, communautaires ou privés, ont été réalisés ou sont en voie de l'être dans la région de l'Estrie, dont 256 dans la circonscription de Saint-François, ce qui représente des investissements totalisant près de 55 M $.»
En plus des 47 appartements, le 22 rue William-Ives accueille aussi les bureaux de l'OMH, qui célèbre son 40e anniversaire cette année.










