«C'est le défi par rapport à tout ce qu'on a connu depuis vingt ans. Il faut organiser le parti en cohérence avec la campagne à la mairie. Chacun portera le même message dans son district. Au cours des trois prochaines semaines, nous organiserons le déploiement de cette campagne. Il y aura un fil conducteur que les gens reconnaîtront dans l'image et dans le message», raconte M. Sévigny.
La campagne sera ainsi menée avec des affiches... et dans le cyberespace. «Nous avons discuté de notre stratégie web. C'est dans l'air du temps. Ça fait partie des nouveaux canaux de diffusion et nous ne nous en priverons pas. Nous mettrons Facebook et Twitter à contribution en plus de créer un site sur lequel chaque candidat aura sa page.»
Cette première rencontre officielle signifiait-elle que le Renouveau Sherbrookois en a terminé avec son recrutement pour les postes de conseiller? «Nous avons annoncé douze candidats pour l'instant, et nous en confirmerons un treizième dans les prochains jours. Nous sollicitons encore des gens. Nous visons une représentation dans tous les districts. La période de recrutement, pour nous, sera fermée le 18 septembre pour le déclenchement officiel de la campagne électorale.» Rappelons que les déclarations de candidature peuvent être produites jusqu'au 2 octobre.
Bien que plusieurs membres du parti soient familiers avec les rouages de la politique, la plupart d'entre eux briguent les suffrages pour la première fois. «Nous préparons effectivement nos recrues. Elles ont notamment participé à une formation samedi pour comprendre la structure municipale, le rôle des différents comités et le fonctionnement du budget. Nous serons extrêmement bien préparés.»
Si le parti de Bernard Sévigny a semblé effacé au cours des dernières semaines, ce dernier explique qu'il s'agit d'une question de circonstances et de priorités. «Il s'agissait d'organiser le parti. Notre objectif n'est pas de faire de la politique pour faire de la politique. Nous ne ferons pas d'interventions strictement pour faire parler de nous dans les médias. En plus, c'est l'été. Quand les débats sur la gestion de 1,8 km de piste cyclable s'étirent pendant tout un mois, c'est la preuve qu'il ne se passe pas grand-chose dans le monde municipal. Les grands débats politiques restent à venir.»
Et pour la tenue de ces débats, M. Sévigny s'attend à affronter un quatrième aspirant. «Je pense qu'il y aura au moins une autre personne. Le contraire m'étonnerait...»
Pendant que les aspirants à la mairie se font de plus en plus rares, une source généralement bien informée confirme qu'aucun candidat caché, ceux qui pourraient notamment être supportés par une organisation, ne devrait mêler les cartes.
Enfin, le nom de Richard Royer, qui circule depuis un certain temps, peut officiellement être rayé de la liste des candidats potentiels. «Ça ne m'a jamais intéressé», assure-t-il. Jean-François Rouleau, que certains ont sollicité de nouveau, insiste par ailleurs que sa décision concernant la mairie est finale et qu'il souhaite agir comme conseiller pour les quatre prochaines années. Chantal L'Espérance devrait quant à elle annoncer sa décision d'ici une dizaine de jours.











