«Des fois quand le physio te demande si tu as encore des douleurs, et que tu veux jouer le plus vite possible, et bien tu mens un peu, avoue Samuel Giguère. Dans mon cas, j'étais trop impatient. Les entraîneurs souhaitaient me voir jouer, mais c'est moi surtout qui voulait embarquer au plus tôt.»
Avec conséquence qu'il n'a pu affronter les Lions de Detroit samedi et qu'il ratera aussi le dernier match préparatoire des Colts d'Indianapolis jeudi lorsque Peyton Manning et sa bande débarqueront à Cincinnati pour se mesurer aux Bengals.
«Après, je ne sais pas, on verra au jour le jour, explique Giguère. Je ne suis pas loin d'être remis, mais ma jambe est encore partiellement cassée.»
Une situation qui l'inquiète à moitié alors que les premières coupures devraient tomber demain au camp des Colts. De 80 qu'ils sont présentement, les aspirants à un poste ne seront plus que 75 demain soir, puis 53 à l'issue du prochain week-end.
«C'est sûr que je suis inquiet, mais c'est le cas à chaque fois qu'il y a des retranchements, je suis un peu stressé, confie Samuel Giguère. Je n'ai pas eu de discussions avec les entraîneurs, alors c'est un peu dur de savoir ce qu'ils pensent, d'envisager mon statut. Ça va aller à la dernière minute. Tout ce que je peux faire, c'est me croiser les doigts et espérer qu'ils croient toujours en mon potentiel.
«C'est ce qui est un peu frustrant comparé avec l'an passé, je n'ai pas mon sort entre les mains parce que je ne suis pas sur le terrain en train de démontrer ce que je sais faire et de prouver des choses, poursuit l'ancien porte-couleurs du Vert & Or. Mais bon, malgré tout, ma forme est à un très haut niveau, et puis, même avec une jambe cassée, la semaine passée, j'ai bien joué.»
Samuel Giguère demeure cependant conscient du peu de visibilité dont il a pu profiter depuis sa blessure en juin. «Depuis juin, je n'ai pas pu faire grand-chose! J'ai participé à deux pratiques et j'ai eu droit à une vingtaine de jeux lors du match contre les Eagles. Mais je crois que mes chances sont quand même meilleures encore que l'an passé. Je sais que j'ai ma place avec l'équipe...»










