«Nous allons trouver une place pour le club de ski nautique dans les prochains mois», promet le conseiller Marc Denault, président du comité des sports, de la culture et de la vie communautaire, qui préfère ne pas s'avancer sur les endroits ciblés. Des lacs autant publics que privés seraient toutefois dans la mire.
«L'analyse de la relocalisation du club a été amorcée il y a déjà un moment et plusieurs scénarios de déménagement ont été amenés, note encore Marc Denault. Certaines de ces options sont situées sur notre territoire, certaines à l'extérieur. Des gens seront rencontrés bientôt, dont ceux du club nautique.»
«C'est un projet qui est à l'agenda du comité depuis un moment, précise Marc Denault. On s'était donné deux ans pour relocaliser le club, qui est un organisme de qualité reconnu par la Ville, et c'est maintenant le temps d'agir. La cohabitation mise en place entre l'école de ski nautique et le club de canoë-kayak a donné de bons résultats, mais nous sommes maintenant prêts à passer à la prochaine étape.»
Le dépôt d'une étude commandée par la Ville de Sherbrooke en juin dernier avait soulevé le questionnement de plusieurs conseillers municipaux, alors que les conclusions de la firme SM-Amératech jugeaient peu significatifs les impacts environnementaux de la pratique du ski nautique sur le lac des Nations. On notait alors que 78 % des berges subissaient un impact qualifié de mineur à négligeable en raison des vagues provoquées par le passage des bateaux, tandis que 28 % des berges encaissaient un impact moyen.
Les conseillers Bernard Sévigny, Serge Paquin, Jean-François Rouleau et Robert Pouliot avaient alors souhaité publiquement que le conseil étudie la problématique davantage.
La présentation il y a deux semaines des Championnats canadiens de canoë-kayak sur le lac des Nations avait par ailleurs soulevé quelques vagues, les organisateurs de l'événement, membres du Club de canoë-kayak de Sherbrooke, ayant dû procéder à des travaux de faucardage afin de libérer les couloirs de courses des algues omniprésentes. Après l'émission à leur endroit d'un avis d'infraction du ministère de l'Environnement, le président du Club, Nicolas Blanchette, avait publiquement appelé la Ville et ses organismes à leur offrir un meilleur support.
«Nous répondons aux demandes du club, note Marc Denault. Il y aura production d'un rapport sur l'événement et nous allons nous donner un plan de match selon ce rapport et le budget dans lequel nous devons travailler. La volonté est là, c'est clair.»
Le maire Jean Perrault n'a pas voulu commenter la situation.










