«Oui, c'est dans les plans de Marc Denault, et je comprends que ce soit un dossier urgent en raison de la pression sociale, c'est justifié de le faire. Mais ce n'est pas réalisable pour l'an prochain. Il y aura étude de faisabilité cet automne et on ira de l'avant si c'est concluant. Sauf que de notre côté et de celui des gens de la Ville avec qui j'ai parlé, on pense à plus longue échéance, quelque chose comme deux ou trois ans, le temps de se trouver un endroit où aller», explique Antoine Larkin-Turgeon.
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Les besoins du Club de ski nautique sont en effet complexes et précis en raison des deux volets proposés, soit celui d'équipe de compétition et celui d'école de ski. La dizaine d'athlètes de l'équipe de compétition doit avoir accès à un plan d'eau protégé des vagues et des autres embarcations où l'installation de sauts et de parcours ne pose pas problème. «Sur un lac, ça peut être assez dérangeant», avoue Larkin-Turgeon.
Quant aux 400 à 500 participants annuels à l'école de ski, ils peuvent se contenter de parcours de slalom et de figures sur un plan d'eau de 200 pieds de largeur par 2000 pieds de longueur. «C'est vraiment un minimum, et ça exclut le volet des sauts qui exige une largeur minimum de 300 pieds, précise encore le président du Club de ski nautique sherbrookois. Mais en vérité, c'est assez peu viable pour une école de ski parce que le bateau se retrouve toujours en virage, ce qui n'est pas l'idéal avec des débutants.»
Le lac Magog? «Je ne crois pas à cette option, remarque Larkin-Turgeon. Ça ne ferait que transférer le problème, à moins qu'on n'y relocalise que l'école de ski. Pour l'équipe de compétition, ce n'est pas viable, à moins de trouver une baie.»
«La rivière Magog, c'est une série de barrages, souligne quant à lui le président du RAPPEL, Denis Bachand. Chaque barrage est une occasion d'arrêter des sédiments. Si on arrête de brasser les sédiments (au lac des Nations), mais qu'on va brasser en amont dans le lac Magog, on a exactement le même effet sur le lac des Nations!»
«Il y a très peu d'endroits en Estrie où on peut brasser des sédiments toxiques sans avoir un effet sur la qualité de l'eau potable d'une municipalité ou d'une autre, poursuit Denis Bachand. Il faudrait trouver un endroit où on pourrait faire la démonstration scientifique que le brassage des sédiments n'entraîne aucun effet néfaste sur l'eau potable d'une municipalité. Il faudrait installer un bassin pour faire des sports aquatiques qui ne soit pas lié à un réseau hydrologique...»
«Un lac, ça se creuse à partir de rien, déclare Antoine Larkin-Turgeon, en citant en exemple deux lacs privés créés par des particuliers, à Eastman et à Saint-Zotique, afin que les enfants des familles concernées puissent s'entraîner sans se casser la tête.
«Un lac, ça peut même se creuser dans un laps de temps assez court, poursuit aussi Larkin-Turgeon. Le problème, c'est que le territoire de Sherbrooke est à la fois assez restreint et plutôt montagneux.»
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