Jeudi, à quelques pas de la salle où se trouvaient un peu plus tôt des députés du Parti québécois, le député libéral fédéral de Papineau, Justin Trudeau, est aussi aller échanger avec les étudiants de l'UdeS. Il s'agissait de la dernière rencontre dans le cadre d'une tournée provinciale qui l'a amené dans une dizaine de cégeps et d'universités.
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Le fils de l'ancien premier ministre du Canada, Pierre-Elliot Trudeau, a notamment été questionné sur les pouvoirs qu'accorderait le Parti libéral du Canada aux provinces, advenant qu'il forme le gouvernement. «Le PLC donnerait-il plus de pouvoirs aux provinces?» ont demandé des étudiants.
«Est-ce que ça veut dire que ce serait mieux géré au Québec que ça le serait d'Ottawa? Ce n'est pas automatique», a-t-il fait valoir. «Ne nous trompons pas: une façon de valoriser quelqu'un, c'est d'aller le chercher, de l'impliquer à bâtir quelque chose...» mentionne-t-il en traçant le parallèle avec le Québec. Justin Trudeau estime qu'il faut plutôt se demander ce que le Québec, lui, peut donner au Canada.
La rencontre a débuté sur une note un peu cacophonique, puisqu'une jeune femme s'est mise à crier en disant que le député souhaitait la «fin», qu'il voulait nous «noyer dans le multiculturalisme canadien». Le professeur qui recevait M. Trudeau a invité la jeune femme à quitter la salle.
La question du cynisme politique est donc vite arrivée. «Il va falloir qu'on change en tant que société. Pour faire ces changements et les réaliser, vous les jeunes, vous êtes essentiels. Les jeunes, vous avez automatiquement la capacité de penser à long terme. Vous n'avez pas peur de penser à un monde complètement différent dans 50 ans», a-t-il fait valoir.
Interrogé sur une possible coalition avec le NPD, Justin Trudeau a indiqué que le PLC était prêt à considérer bien des choses, mais qu'il n'a pas besoin de s'unir au NPD parce que le caucus libéral reflète certaines opinions les plus «raisonnables» du parti de Jack Layton. «Il est temps qu'on ramène un parti qui a des voix québécoises très fortes», souligne-t-il en disant que voter pour le Bloc signifie permettre à Stephen Harper d'être premier ministre.
En prévision du 150e anniversaire du Canada, Justin Trudeau indique que le PLC souhaite faire du Canada l'un des pays les plus éduqués, le plus en santé de la planète et le plus ouvert sur le monde, notamment.
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