La Tribune a appris qu'une entente est en bonne voie entre l'université et la société en commandite immobilière Solim, du Fonds de solidarité FTQ, son propriétaire actuel.
Selon les informations obtenues par le journal, le montant de la transaction pour le fameux «cube bleu» jouxtant le pavillon Fleurimont du Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke (CHUS) serait de 12 millions $.
En outre, Québec et Ottawa seraient disposés à injecter chacun 9 millions $, dans le cadre du «Programme d'infrastructures du savoir», pour aménager et équiper le futur Pavillon de recherches appliquées sur le cancer, un projet piloté par le Dr Réjean Hébert, doyen de la Faculté de médecine.
La transaction serait soumise pour approbation au conseil d'administration de la Solim dans quelques jours, puis à ceux du Fonds de solidarité FTQ et de l'Université de Sherbrooke.
Solim avait investi 15 millions $ dans la construction du CDB, en 2003, un incubateur pour les entreprises de recherche et de développement dans les secteurs de la biotechnologie et de la santé humaine.
Développement économique Canada avait injecté 1,5 million $ pour l'acquisition d'équipements de pointe.
Pas de commentaires
Le Dr Hébert est actuellement à l'extérieur du pays et n'a pu être joint.
Et tant le Fonds de solidarité FTQ que l'Université de Sherbrooke ont refusé de faire tout commentaire, mercredi.
«L'Université ne peut commenter ce dossier-là à ce moment-ci», a indiqué Caroline Dubois, au service des communications.
Invitée à réagir aux informations obtenues par La Tribune, la députée de Saint-François et ministre responsable de l'Estrie, Monique Gagnon-Tremblay, confirme tout au plus que des pourparlers entre la Solim et l'université sont sur la bonne voie.
«Nous cherchons une vocation pour le CDB depuis longtemps. J'ai demandé qu'on accélère les discussions et j'ai de bonnes raisons de croire que ça va bien», dit-elle.
Le gouvernement du Québec devra aider financièrement l'université pour cette acquisition, ajoute Mme Gagnon-Tremblay, qui refuse de se prononcer sur le prix de la transaction.
«Dans un premier temps, j'ai besoin d'une offre écrite. Ensuite je pourrai voir quel est le meilleur programme; il faut se donner peut-être un mois», explique-t-elle.
La députée ne se prononce toutefois pas sur l'importance des contributions financières de Québec et d'Ottawa au projet de Pavillon de recherches appliquées sur le cancer.
Mais, dit-elle, «il faut regrouper et retenir nos chercheurs. Ils nous avaient demandé un nouveau centre de 30 millions $. Cette bâtisse-là, je souhaitais qu'elle puisse devenir la propriété de l'université et qu'ensuite on convienne de sa vocation».
Le CDB a connu un départ laborieux malgré les efforts de la société Biomed, financée par la Ville de Sherbrooke, chargée de dénicher des entreprises locatrices et de développer le parc biomédical.
L'immeuble de quatre étages n'a jamais été complètement occupé et, en 2006, en pleine crise dans l'industrie des biotechnologies, la firme IPS Pharma, un fleuron dans le domaine de la recherche, avait été contrainte de déclarer faillite après avoir été larguée par l'Université de Sherbrooke.
À la fin de 2008, le personnel de Biomed s'est retiré et la Solim a repris à sa charge les coûts d'opération.











