L'enfant a été hospitalisée après avoir subi une forte fièvre, mais elle se porte mieux et est de retour à la maison.
«Elle est tombé malade vers le 25 septembre, et les parents l'ont amené à l'hôpital», indique Sylvie Prévost, directrice principale du CPE. Trop grippée, la fillette n'est pas retournée à la garderie par la suite. Le verdict est tombé le 29 septembre.
«Les parents ont avisé la responsable du service de garde en milieu familial, qui a avisé tous les parents. Ceux-ci ont décidé de garder leurs enfants à la maison, par mesure préventive, durant toute la période d'incubation», qui dure sept jours, ajoute Mme Prévost.
Pendant ce temps, la garderie a été désinfectée de fond en comble.
Les enfants - six fréquentent cette garderie - devraient être de retour aujourd'hui ou demain au CPE. Aucun n'a contracté la maladie. Deux mères enceintes ont été particulièrement inquiètes de la situation.
Il s'agit du premier cas déclaré dans un centre de la petite enfance de la région, indique Martine Staehler, directrice générale du Regroupement des CPE des Cantons-de-l'Est, qui a appris la nouvelle par les médias hier. «Mais ça ne veut pas dire qu'il n'y en a pas eu d'autres. Si les symptômes ne sont pas extrêmes, il se peut que les parents ne consultent pas», estime-t-elle.
Pas de panique
La partie la plus difficile à gérer reste la panique qui pourrait entourer la maladie, constate la directrice générale. «Il ne faut pas paniquer. Nous sommes en train de nous préparer en prévision de la saison de la grippe, qui va arriver en même temps que le froid», ajoute-t-elle.
Déjà, les services de garde ont renforcé les mesures d'hygiène. Le Regroupement des CPE s'affaire aussi à informer le personnel et les parents de l'évolution de la maladie et des instructions émises par la Direction de la santé publique. Un site web sera bientôt mis en ligne afin d'uniformiser les communications.
«Chaque CPE a aussi un plan de continuation des services (en cas de pandémie
qui a été développé il y a deux ans, alors qu'on craignait la grippe aviaire», informe Mme Staehler.
Le regroupement prépare entre autres une liste de relève au cas où des éducateurs seraient atteints de la maladie. Il établit aussi une base de données pour cibler les places disponibles si la Santé publique devait fermer certains établissements.
«Le scénario catastrophe fait état de 35% de la population atteinte. Si 35% des gens sont malades, des places vont se libérer dans des CPE qui ne seront pas nécessairement fermés. On pourra diriger les parents dont le CPE a été fermé vers ces places», indique la directrice générale.
Un autre cas de grippe A(H1N1 a été déclaré récemment en Estrie. Un étudiant du Cégep de Sherbrooke avait contracté la maladie.


Marianne Dandurand" title="" />







