Le nouveau PDG s'inspire du modèle sherbrookois

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Guy Berthiaume et Julie Roy montrentun document de... (Imacom, Claude Poulin)

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Guy Berthiaume et Julie Roy montrentun document de 1793.

Imacom, Claude Poulin

Albert Bérubé

Albert Bérubé
La Tribune

(SHERBROOKE) Fraîchement entré en poste pour un mandat de cinq ans à la tête de Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ), Guy Berthiaume a identifié plusieurs défis, et la région sherbrookoise l'inspire déjà dans son action.

«On a neuf centres d'archives au Québec, dont Sherbrooke, qui loge au Musée de la nature et des sciences (rue Frontenac), et où on a deux kilomètres et demi d'archives publiques et privées conservées adéquatement. C'est un endroit rêvé», souligne le président-directeur général de BAnQ.

 

«Sherbrooke est le modèle que je cite avec son Réseau des archives et des documents de l'Estrie (RADAE). C'est un modèle de concertation efficace. On y travaille de façon intégrée. C'est vraiment un beau modèle que je cite partout», ajoute M. Berthiaume.

Le RADAE fête ses 20 ans cette année et il travaille actuellement à la création d'un «portail archivistique régional». Il a pour but de favoriser la concertation entre les différents intervenants du milieu des archives de l'Estrie. Parmi ses organismes agréés, figurent la Société d'histoire de Sherbrooke, le Centre de recherche des Cantons-de-l'Est, et le Regroupement des archives du Séminaire de Sherbrooke et de l'archidiocèse de Sherbrooke.

«Nous sommes responsables de la conservation des archives publiques», rappelle Julie Roy, l'archiviste responsable du Centre d'archives de l'Estrie. Le Centre recèle aussi des archives de familles. On y trouve 75 000 photos, 5500 dessins, cartes et plans, et 2800 enregistrements sonores.

À titre de PDG de BAnQ, Guy Berthiaume est également à la tête de tout ce qui est diffusé à la Grande Bibliothèque qui se trouve à Montréal. «Mon grand défi est de mieux faire connaître ce qu'on fait partout au Québec et qu'on n'ait pas la perception que c'est seulement pour Montréal», dit-il.

D'ailleurs, précise-t-il en se penchant sur les données, des 400 000 abonnés de BAnQ, il y en avait au 31 mars dernier 1838 de Sherbrooke et 3087 de l'Estrie, qui ont respectivement emprunté 8265 et 14 466 documents à la Grande Bibliothèque.

Un autre grand défi de BAnQ est le manque d'espace pour tout conserver ce qui se fait dans l'écrit et le parlé, le numérique et en sites web. «Il faut rationaliser nos pratiques.»

Il songe à intégrer les services des différentes bibliothèques «de concert avec les bibliothèques universitaires et les bibliothèques des grandes villes.» Un effet immédiat sera de conserver moins d'exemplaires des documents, tout en s'assurant que la clientèle puisse être desservie dans des délais rapides de livraison des documents demandés.

«Nous sommes à une époque charnière, fascinante», observe le successeur de Lise Bissonnette à la tête de BAnQ, en faisant référence aux habitudes de lecture. «On est au début du livre électronique.»

Le budget de BAnQ est de l'ordre de 65 millions $, «dont 12 millions réservés en acquisitions par le gouvernement du Québec», fait remarquer Guy Berthiaume.

 

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