Hélène Gravel affirme que son pointage lui donne plus que les 30 pour cent d'appuis de ce sondage. Crédité de 25 pour cent après répartition des indécis, François Godbout se réjouit d'être en progression constante. Quant à Moustapha Saboun (5 %) et Denis Pellerin (4 %), ils se disent toujours dans la course.
Ce sondage a été mené du 15 au 19 octobre auprès de 500 répondants. Avant répartition des indécis, il accorde 27 pour cent à Bernard Sévigny, 22 pour cent à Hélène Gravel et 19 pour cent à François Godbout.
Bernard Sévigny estime qu'il faut être «très prudent» devant ces résultats. «Je prends ça comme une photo dans une course, explique-t-il. La photo qui compte, c'est la photo-finish, le jour du vote. Ça fait cliché, mais je ne prends rien pour acquis d'ici la fin. Entre les intentions et le vote, il y a un monde.»
Le chef du Renouveau sherbrookois est conscient qu'il sera une cible de choix au cours de la dernière semaine et demie de campagne. «Les choses vont se corser, comme dans toutes les campagnes électorales, mais je vais garder le même style de campagne basée sur le contenu. Je vais continuer de faire valoir l'expérience et l'équipe du Renouveau sherbrookois.»
De son côté, Hélène Gravel aurait préféré se retrouver en tête des intentions de vote. Elle se dit néanmoins «confortable» avec cette deuxième position compte tenu de la volatilité des intentions de vote. Son pointage lui donne plus que les 30 pour cent de notre sondage, laisse-t-elle entendre.
Si seulement 60 pour cent des gens l'ayant appuyée en 2005 sont toujours derrière elle quatre ans plus tard, c'est parce que ces électeurs avaient alors voté «contre Jean Perrault et non pour Hélène Gravel», analyse-t-elle.
«Si la moitié des gens ne savent pas encore pour qui voter [NDLR: ou pourraient changer d'idée d'ici le scrutin], c'est peut-être parce qu'on n'a pas réussi, encore une fois, à les intéresser suffisamment», déplore par ailleurs Mme Gravel, qui dit vouloir tout mettre en oeuvre pour renverser cette tendance d'ici le 1er novembre.
La candidate ne peut expliquer pourquoi elle semblait en perte de vitesse lors des deux derniers jours du sondage. «On ne remarque pas ça sur le terrain», indique-t-elle.
Pour sa part, François Godbout se dit très satisfait des résultats: «Il y a un mois et demi, j'étais à zéro. Il y a trois semaines, j'étais à 12 ou 13 pour cent, quelques jours après avoir lancé ma campagne. Je suis en progression constante.»
Pour M. Godbout, qui dit percevoir un engouement sur le terrain, l'important n'est pas la ligne de départ, mais celle d'arrivée.
«Nous sommes à l'intérieur du plan de match que nous avions fixé en début de campagne, souligne-t-il. Je continue à parler à des aînés, à rencontrer des travailleurs en usine. Je veux aussi convaincre les étudiants d'aller voter. «
Même si le sondage ne lui accorde que 5 pour cent d'appuis, Moustapha Saboun prévient qu'il «surprendra tout le monde» dans une semaine et demie. «Je crois toujours en mes chances, assure-t-il. Il faut mettre un 0 après le 5... Il n'est pas question d'abandonner.»
Denis Pellerin estimait ses appuis à environ 2,5 pour cent avant la diffusion du sondage, qui lui en donne finalement 4. Il se dit «extrêmement content» de savoir que 40 pour cent des répondants pourraient appuyer un autre candidat le 1er novembre prochain. «C'est eux que je veux convaincre, indique-t-il. Dans ma tête, c'est clair que je suis encore dans la course parce que 4 pour cent d'appuis et 40 pour cent d'indécis, ça donne 44 pour cent.»










