«La lumière commence à jaillir au bout du tunnel», estime Michel Bernard, directeur général adjoint aux affaires éducatives de la CSRS. «Les données sorties cet été au ministère de l'Éducation montrent un taux de diplomation de 58 % pour la cohorte 2003-2008, contre 54,4 % pour le réseau public québécois. C'est 3,6 % de mieux!»
«C'est la première fois depuis plusieurs années qu'on est au-dessus de la moyenne. Ce sont des résultats très encourageants pour nous et nos employés.»
Le taux de diplomation de l'ensemble du réseau public du Québec se situait à 53,7 % pour la cohorte 2002-2007, et 55,8 % en 2005. Pour la CSRS, ces chiffres étaient respectivement de 52,4 %, et 50,1 %. Comme on le voit, l'écart était énorme pour la cohorte 2000-2005, à 5,7 % en bas de la moyenne québécoise.
Inversement, puisque le taux de diplomation était plus faible à la CSRS, le taux de décrochage scolaire y était aussi plus élevé.
Un an plus tard, la compilation complexe des chiffres sur le décrochage n'est pas terminée pour 2007-2008, mais on s'attend à ce que le taux ait fléchi sensiblement. Les années précédentes, la CSRS a affiché un taux de décrochage de 33,3 % en 2007, après avoir atteint un taux désastreux de 38,3 % pour la cohorte 2000-2005.
Autrement dit, explique Michel Bernard, «sur une cohorte de 1333 élèves, il y avait 444 jeunes qui sortaient sans diplôme et qui n'allaient plus à l'école».
Pour M. Bernard, le redressement de situation observé pour la cohorte 2003-2008 est «attribuable à l'ensemble des actions qu'on a mises en place».
La Tribune présente huit pages sur la lutte au décrochage scolaire en région dans son édition de mercredi.











